09/10/2009

Les obsèques de Marek edelman, le dernier commandant de l'insurection du ghetto de Varsovie

L'enterrement du dernier commandant de l'insurrection du ghetto de Varsovie.

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Les obsèques de Marek Edelman, le dernier commandant de l'insurrection du ghetto juif de Varsovie, ont réuni vendredi dans la capitale polonaise quelque 2.000 admirateurs, ses proches et des officiels dont le président polonais Lech Kaczynski.

La cérémonie a débuté devant un monument aux Héros du ghetto de Varsovie qui se dresse au coeur de ce qui fut le quartier juif de la capitale polonaise, transformé par les Allemands en ghetto en 1940, puis rasé en 1943.

"Il a traqué la haine et les nationalismes partout dans le monde. Il a défendu les plus faibles", a déclaré l'ex-Premier ministre Tadeusz Mazowiecki, un ami de Marek Edelman.

Marek Edelman, devenu après la guerre médecin cardiologue, "n'a pas quitté la Pologne car c'était sa patrie. Il était Polonais et Juif à la fois. Il n'a pas tourné le dos à Israël, mais sa maison était ici", a souligné M. Mazowiecki.

L'ex-président polonais et chef historique du syndicat Solidarité Lech Walesa, ainsi que la famille de Marek Edelman, sa fille Anna, son fils Aleksander et ses petits enfants, étaient présents à la cérémonie.

Le cortège funèbre s'est ensuite dirigé vers le cimetière juif de Varsovie où Marek Edelman, mort à l'âge de 90 ans, doit reposer près d'une tombe symbolique de ses anciens compagnons de lutte. (belga/chds)
09/10/09 13h47 :source 7sur7belga

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14/09/2009

Extrait: cinq années dans le Ghetto de Varsovie

Cinq années dans le Ghetto de Varsovie

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Ceci se passait avant que le Ghetto soit formé et fermé.

Ces Volksdeutschen, en réalité des Polonais qui avaient vécu dans le voisinage des Juifs et les connaissaient bien, devinrent les plus dangereux des indicateurs, ces traîtres qui empoisonnèrent la vie des Juifs et les dépouillèrent de tous leurs biens en les tenant sous la menace d’une dénonciation. Ils indiquaient aux Allemands les Juifs qui profitaient de leurs traits aryens et montaient dans les tramways qui leur étaient interdits ou ceux qui ne portaient pas l’étoile de David. Ils leur désignaient les demeures des Juifs riches et recevaient en échange de leurs renseignements une partie des biens pillés. Ils montraient autant d’insolence que les nazis eux-mêmes.

Le Juifs vivait continuellement dans la terreur d’être arrêté, torturé, dépouillé. Il tremblait devant sa propre ombre, son voisin, le moindre petit voyou…

Vivant dans une telle ambiance, nous ne fûmes pas étonnés outre mesure, lorsqu’un pogrom éclata la veille de » la Pâque Chrétienne, au début du mois d’avril 1940. Des bagarres entre ouvriers Juifs et Polonais s’étaient déjà produites. Peu de temps auparavant, un voyou s’en était pris, rue Zombkowska, à un hassid Juifs et lui avait tiré la barbe et les favoris. A ce moment passait un ouvrier aux abattoirs, le camarade Fridmann. Prenant le parti du Juif, il corrigea sévèrement le voyou. Un attroupement se forma aussitôt qui dégénéra en une bagarre général entre Juifs et voyous. Les Allemands arrêtèrent Fridmann et le fusillèrent le lendemain. Cette affaire sema l’épouvante parmi les Juifs de la ville.

 

Extrait du livre « Cinq années dans le Ghetto de Varsovie » : auteur Bernard Goldstein

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10/08/2009

Les documents du ghetto de Varsovie.

Les documents du ghetto de Varsovie.

 L’historien Emmanuel Ringelblum fonde une organisation clandestine dont le but est de rassembler des documents d’archives et de rédiger un compte rendu exact de souffrances infligées aux juifs. Pour que la connaissance du mal reste dans l’histoire. Il constitue une équipe autour de lui.

Tout le ghetto se met au travail. Dans chaque immeuble, on ramasse des tracts, des objets, des témoignages sur la vie dans tel et tel appartement, telle cour, tel étage. Tout est remis à ce groupe d’historiens, qui range, classe, met des documents dans des bidons de lait scellés puis les ensevelit à deux endroits différents, à l’intérieur même du ghetto.

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Ces bidons d’archives sont retrouvés après al guerre. Grâce à eux nous savons tous ce qui s’est passé dans le ghetto de Varsovie. Jamais nous n’aurions pu écrire son histoire sans ces documents. Enfin, reste l’ultime étape de la résistance…

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Extrait du livre : ce qui reste de nous de Murielle Allouche et Jean-Yves Masson.

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Archives du ghetto de Varsovie (Archives Emanuel Ringelblum) - Témoin de l'Holocauste

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Patrimoine inscrit

Patrimoine documentaire soumis par la Pologne et recommandé à l'inscription au Registre Mémoire du monde en 1999.

Année de soumission: 1999


Les Archives Ringelblum regroupent quelque 25 000 pages sauvées des ruines du ghetto de Varsovie.

Elles comprennent des documents officiels, des documents sur la résistance du ghetto, des témoignages sur le sort des communautés juives pendant l'Holocauste, des textes littéraires, des oeuvres d'art et des lettres privées rassemblés par des victimes de l'Holocauste pour l'information des générations futures. Cette collection est absolument unique en son genre tant par son origine que par sa valeur historique. Elle concerne surtout le plus grand ghetto de l'Europe nazie (quelque 500 000 habitants), mais couvre aussi l'ensemble de la Pologne occupée, apportant des informations sur la Shoah et le sort d'une communauté juive qui comptait 3 500 000 personnes. Presque tous les auteurs des documents des Archives Ringelblum sont morts, soit dans le ghetto, soit dans les camps d'extermination.

 


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14/05/2009

D'ou venaient les victimes pour Treblinka

D'où venaient les victimes ? 

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Quels étaient ceux que les convois amenaient ? Des Juifs surtout, mais aussi des Polonais, des Bohémiens.  Au printemps de 1942, toute la population juive de Pologne, d'Allemagne, des régions occidentales de Biélorussie avait été parquée dans des ghettos.  Des millions d'ouvriers, d'artisans, de médecins, de professeurs, d'architectes, d'ingénieurs, d'instituteurs, d'artistes, vivaient confinés avec leurs femmes, leurs filles, leurs fils, leurs mères et leurs pères dans les ghettos de Varsovie, de Radom, de Czenstochowa, de Lublin, de Bialystok, de Grodno et dans des dizaines d'autres, plus petits.  Celui de Varsovie comptait à lui seul environ cinq cent mille habitants.  Cette réclusion, c'était la première partie, la partie préliminaire du plan hitlérien d'extermination des Juifs.  Au cours de l'été 1942, on décida de mettre à exécution la seconde partie du plan - la destruction physique des Juifs.  Himmler se rend alors à Varsovie et donne des ordres en conséquence.  Nuit et jour les travaux se poursuivent : on construit la fabrique de mort de Treblinka.  Dès juillet, les premiers convois arrivent de Varsovie et de Czenstochowa.  On a dit à tous ces gens qu'on les emmenait en Ukraine pour les travaux agricoles.  Ils ont avec eux vingt kilos de bagage, plus leur nourriture; c'est tout e qu'on leur a permis d'emporter.

De Vassili Grossmann :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/treblinka.htm#des%20lieux

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29/03/2009

L'insurrection et suicide dans le ghetto de Varsovie.

L'insurrection et suicide dans le ghetto de Varsovie

ghetto de Varsovie, une cave

Une photo qui a été prise par des SS: Des lits ont été aménagés par des combattants juifs dans une cave.

source :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/ghetto_varsovie.htm

 

3000 Juifs participent à l'insurrection, mais seulement 600 sont armés, il sont mal armés. Ils profitent de leur connaissance du terrain, font communiquer entre eux les appartements en abattant des murs, se battent dans les caves transformées en "bunkers". Le combat est inégal, désespéré.

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11/12/2008

Le ghetto de Varsovie entretient sa mémoire

Le ghetto de Varsovie entretient sa mémoire

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Le projet de restauration massif du ghetto de Varsovie est achevé. L’inauguration a eu lieu mercredi dernier. Le principal objectif du projet consistait à marquer les frontières de l’ancien ghetto juif le long des rues de la ville, et ce dans un devoir évident de mémoire.

Financé par la ville de Varsovie et le ministre de la Culture, le projet a été lancé l’année dernière par une équipe d’historiens. Le maire de Varsovie, et le ministre de la Culture, étaient présents à l’inauguration.

Une ligne beige, étiquetée « le mur du ghetto », a été installée le long des rues de la ville, indiquant les frontières de l’ancien ghetto juif.
La ligne serpente le long des trottoirs, et autour des appartements et des bureaux, elle ne se brise que lorsqu’elle atteint des lignes de tram ou des routes. 21 nouveaux points d’information ont par ailleurs été installés le long de la ligne.

Les habitants de Varsovie, ainsi que les nombreux touristes peuvent maintenant facilement identifier les frontières du ghetto grâce à cette ligne qui coure le long de plusieurs grandes rues de la ville et qui trace une boucle autour de ce qui constitue maintenant le cimetière Juif.

« Au moins maintenant on peut s’en souvenir. C’est notre responsabilité », a déclaré Tomasz Merta attaché au ministère de la Culture. « Ce n’est pas seulement important pour Varsovie, mais c’est une leçon universelle pour la mémoire », a ajouté Merta.

Le ghetto de Varsovie fut le plus important ghetto juif de la seconde guerre mondiale. Situé au centre de Varsovie, il fut créé par les nazis le 16 Novembre 1940. Environ 360 000 Juifs de Varsovie et 90 000 d’autres villes ont été parqués dans le ghetto, selon la ville de Varsovie.

Environ 100 000 personnes y sont mortes de faim.
A sa circonférence la plus large, le ghetto comptait 307 hectares.

Lors de la cérémonie d’inauguration, un tour en autobus a été organisé pour mener les gens le long des anciennes frontières du ghetto, il s’est arrêté aux points d’information qui marquent des sites importants ou des évènements dans l’histoire du ghetto.
Une foule d’officiels, des résidents locaux et des historiens, étaient également présents.

01:29 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, culture, memoire, restauration, juif, inauguration, faim, historiens |  Facebook |

01/12/2008

Le pianiste

 



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Le pianiste : Wladyslaw Szpilman

Septembre 1939. L'invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d'un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au cœur de la ville. Là, il va subir l'horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l'enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire alliée...

22:01 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : guerre, deportation, pologne, varsovie, radio, victoire, invasion, chopin, officier |  Facebook |

18/10/2008

Captures de combattants Juifs au ghetto de Varsovie.

Captures de combattants Juifs au ghetto de Varsovie.

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Combattants de la résistance juive capturés par les troupes SS au cours de la révolte du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, du 19 avril au 16 mai 1943.

23:54 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Varsovie le Ghetto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, varsovie, ghetto, revolte, resistance, ss, combattants |  Facebook |

14/08/2008

La création du ghetto de Varsovie

La  création du ghetto de Varsovie

     En 1939, il y avait 1.300.000 habitants à Varsovie dont 380.000 Juifs. La ville fut prise par l'armée allemande dès le début de la Guerre le 30 septembre 1939. Hitler lui-même vint parader dans Varsovie le 5 octobre 1939.
     Dès l'hiver 1939-1940, les nazis commencèrent à persécuter les Juifs  : obligation de porter un brassard avec l'étoile de David, identification des magasins juifs sur leurs vitrines, obligation de rendre les radios, interdiction de voyager en train (novembre 1939).
     Bientôt, on rassemble les Juifs de Pologne dans des quartiers fermés : les ghettos. Il y eut d'abord un ghetto à Lublin et un à Lodz. Le ghetto de Varsovie fut créé le 12 octobre 1940 (jour de la fête juive de Yom Kippour). Puis il y eut ceux de Cracovie, de Lublin, de Czestochowa, de Kielce, de Lwow
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00:17 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Varsovie le Ghetto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, varsovie, ghetto, hitler, radios, persecuter, magasinsbrassard |  Facebook |

12/08/2008

En route pour Treblinka

En route pour Treblinka

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Des juifs du ghetto de Varsovie qui ont été arrêtés au printemps 1943, quand les SS liquidaient le ghetto. Tous furent conduits vers Treblinka où ils furent exterminés.

 

23:45 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Treblinka le Camp | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, ghetto, treblinka, extermines |  Facebook |

09/08/2008

Les victimes du camp de Sobibor

Les victimes du camp de Sobibor

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Les premières victimes de Sobibor sont un groupe de 150 juifs déportés de Wlodawa. Suivent, pendant la première période (mai-juillet 1942), des convois pratiquement quotidiens, d'une vingtaine de wagons en moyenne, transportant chacun 2 000 à 2 500 déportés. Les documents permettent de constater qu'arrivent régulièrement à Sobibor des juifs provenant de la région de Lublin (y compris ceux qui, arrêtés en Autriche et en Tchécoslovaquie, avaient été regroupés dans le ghetto de Lublin), 21 600 du ghetto de Pulawy du 3 au 12 mai, 11 300 du district de Krasnystaw du 13 au 15 mai, puis 7 200 du district de Zamosc, 6 130 du district de Chelm durant la seconde quinzaine de mai, 11 300 du district de Hrubieszow dans la première quinzaine de juin, ainsi que 3 000 de Biala-Podlaska, et 800 des districts de Krasniczyn et Krasnystaw. Pendant ces trois mois arrivèrent 10 000 juifs d'Autriche et 6 000 du protectorat de Bohême-Moravie. Pendant la première période de trois mois, plus de 77 000 juifs ont ainsi été exécutés. En outre, 24 378 juifs provenant de Slovaquie seront tués avant la fin de 1942.

Les renseignements chiffrés manquent pour la seconde période d'extermination massive qui va d'octobre 1942 à la fin. Les nouvelles chambres à gaz permettent d'intensifier le rythme des assassinats. Les foyers en plein air brûlent nuit et jour. À la fin de 1942, la population juive du Gouvernement général a pratiquement été anéantie. Sobibor reçoit, au début de décembre, les juifs encore détenus à Belzec quand ce camp cesse de fonctionner, et ils sont aussitôt gazés. On signale, par ailleurs, qu'arrivent à Sobibor, en mars et avril 1943, des convois de juifs provenant de Yougoslavie, de Grèce et du ghetto anéanti de Varsovie.

A voir plus d'infformations ici:http://pagesperso-orange.fr/moulinjc/Camps/Textes/sobibor.htm

 

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11/06/2008

Le dernier survivant du ghetto de Vatsovie

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à 220 garçons et filles mal armés, il y avait une armée puissante de milliers d'hommes", se souvient, 65 ans après, Marek Edelman, dernier survivant des commandants de l'Insurrection du ghetto de Varsovie.

"On ne comptait pas sur une aide. C'était juste un symbole de lutte
pour la liberté. Le symbole de l'opposition contre le nazisme, contre la
soumission", raconte Marek Edelman, qui avait alors un peu plus de
20 ans.

19 avril 1943
Le 19 avril 1943, les nazis décidèrent de liquider le ghetto, où il ne restait plus que quelque 60.000 juifs sur les quelque 450.000 enfermés au début de la guerre. Les autres étaient déjà morts, de faim, de froid, de maladie, ou gazés au camp de Treblinka. "En fait, ce sont les Allemands qui ont fixé la date de notre insurrection", dit Edelman.

"Au premier jour, nous avons attaqué les colonnes des Allemands qui
entraient au ghetto pour le liquider. Ils ont dû se retirer. C'était le jour de notre victoire totale", se souvient Edelman."Les Allemands ont changé de commandant, Hitler nomma Jürgen Stroop à la tête de l'opération", ajoute-il. Ce général SS a été arrêté après la guerre, jugé et condamné à mort. La peine a été exécutée en 1952, en Pologne.

"Bien sûr, personne ne pouvait espérer gagner, nous n'étions pas idiots. Nous savions parfaitement quelle était notre situation, le front
de l'Est formé par l'Armée rouge était encore très loin de Varsovie, quelque part sur l'Oural". "L'autre front (des alliés occidentaux) n'était pas encore formé". "Mais notre espoir n'était pas de gagner, on voulait défendre la population du ghetto, retarder au maximum l'envoi des gens dans les camps d'extermination".

Bataille perdue
"Le deuxième jour eut lieu une bataille sur le terrain de l'usine de
camouflages. On l'a perdue, c'est là qu'ont commencé les combats dans les rues, une guérilla, nous avions de notre côté toute la population, on connaissait les passages secrets, des endroits où se cacher. L'insurrection a duré presque 3 semaines".

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Quartier brûlé
Les forces allemandes, qui comptaient 3.000 soldats pour écraser le
mouvement, ont brûlé tout le quartier au lance-flammes, maison par maison, chassant ainsi des cachettes les derniers habitants et insurgés. Quand il n'y eut plus d'espoir, le 8 mai, le chef de l'insurrection Mordechaj Anielewicz décida de se suicider en faisant exploser son bunker de la rue Mila avec 80 combattants.

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Les derniers 40 combattants en vie, dont Marek Edelman, sont sortis du ghetto par des égouts. "Nous avons rejoint le maquis, des unités de la résistance qui opéraient dans des forêts", se souvient Edelman. Un an plus tard, il participa à l'insurrection de Varsovie d'août 1944 qui a coûté la vie à 200.000 habitants de la capitale.

Pour marquer sa "victoire sur les juifs", Stroop fit exploser le 16 mai 1943 la plus grande synagogue de Varsovie. Cette date est considérée comme la fin de l'insurrection du ghetto. Quelque 7.000 juifs ont péri dans l'insurrection, brûlés vifs en majorité, 50.000 ont été déportés dans des camps de la mort.

"Les Allemands étaient trop impatients, s'ils avaient laissé les gens
mourir de faim, en cinq ans le ghetto aurait été liquidé. Mais ils étaient
impatients, ils étaient pressés, car ils sentaient déjà qu'ils allaient
perdre la guerre", dit-il. Comme à son habitude, Marek Edelman ne participera pas aux cérémonies officielles, programmées cette année mardi en présence du président israélien Shimon Peres.

Comme tous les ans, il déposera seul le 19 avril une gerbe devant le
monument des Héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, situé dans ledernier carré de résistance aux nazis. (belga/7sur7)

Matsada – infos
 Source :  7sur7   13/04/2008

22:26 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, survivant, insurrection, symbole, liberte, population, combattants |  Facebook |