16/01/2012

La grande rafle du Vel d'Hiv

La grande rafle du Vel d'Hiv

26405559_5466117.jpg


27 388 fiches ont été préparées par les soins des services préposés aux questions juives.
Le 16 juillet 1942, à l’aube, plus de 9 000 hommes des forces de l’ordre, sous contrôle de l’occupant, déclenchent l’une des plus grandes opérations policières menées par Paris.
ce jour-là, et le lendemain, 12 884 Juifs étrangers ou d’origines étrangères vont être arrêtés.
On expédie directement en Allemagne ou en Pologne, via Drancy, les célibataires ou les couples sans enfants ; les familles avec enfants sont concentrées au Vel d’Hiv : plus de 7 000 personnes vont demeurer prisonnières sous cette immense verrière, dans une chaleur effroyable, sans nourriture, presque sans eau, ni sanitaire.
Parmi elles, 4 051 enfants... Cela s’appelait : l’opération « vent Printanier».

Extrait du livre:

Les petits, eux, ce sont la tristesse et le désespoir des adultes qui frappent. On les voit s’essayer à consoler leurs parents d’un geste affectueux, comme ils ont déjà reçu eux-même, en d’autres temps.
Mais si le désespoir est étranger à l’enfance, l’étonnement est bien une de ses constantes facultés. Et ces gosses ne comprennent pas.
Les voilà, leurs parents et eux-mêmes punis, et en prison. « Je me souviendrai toujours, entre autres, de cette petite fille malade, qui, ses grand yeux braqués sur mon visage, me suppliait de demander aux gendarmes sa libération parce que, l’année durant, elle avait été très sage et qu’elle ne méritait donc pas de rester en prison. par Mlle Monod»
Le docteur Weill-Hallé, hanté par ce souvenir, ne savait pas que, cette question, ils la poseraient encore, les gosses, comme ces autres enfants qui déjà, aux mêmes moments de ce printemps et de cet été 1942, en pénétrant dans les chambres à gaz du camp de Belzec, les premières, s’écrièrent, ainsi que le rapporte le témoin Rudolf reder : «Maman ! et pourtant j’étais sage ! Il fait obscur ! Il fait obscur!»

Auteurs Claude Lévy et Paul Tillards

21:24 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Livres, Rafle du Vélodrôme d'hiver | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rafles, juifs, allemagne, pologne, drancy, enfants |  Facebook |

11/12/2009

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu



Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne). 

22:58 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Compiègne-Royallieu le Camp | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, campjuifs, pologne, compiegne, occupation |  Facebook |

14/09/2009

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

clip_image002

Bernard Goldstein, auteur de ce livre, traduit en plusieurs langues, n’est pas un écrivain professionnel. C’est un témoin qui veut sauver de l’oubli le souvenir des événements terribles vécus sous la terreur nazie et celui de la lutte farouche et inégale menée pendant le soulèvement du ghetto pour sauvegarder la dignité humaine et réhabiliter l’homme en général.

Bernard Goldstein est né en 1889 dans une petite ville de Pologne, dans une famille nombreuse et très pauvre. A l’âge de 13 ans, obligé de travailler, il adhéra à l’organisation des enfants Juifs, puis se mit au service  du parti socialiste Juifs, le « BUND » auquel il resta dévoué jusqu'à la fin de sa vie. Ce parti fut son école, sa famille, son milieu, sa vie.

D’une grande intelligence, énergique, audacieux, Bernard Goldstein jouit de la confiance entière des dirigeants du « BUND » qui lui confièrent des missions impliquant de lourdes responsabilités. C’est ainsi qu’il devint le chef de l’ »autodéfense » que le « BUND » avait crées pour  lutter contre les pogromes sous le tsarisme. Envoyé en Sibérie par les autorités tsaristes en raison de son activité révolutionnaire, il fut libéré par la révolution russe de 1917. Déçu par les bolchéviques, il rentra en 1918 en Pologne, où il continua son travail de militant tant sur le plan syndical et politique qu’en organisant les cadres de l’autodéfense contre l’antisémitisme qui devenait de plus en plus menaçant en Pologne, surtout après l’avènement d’Hitler en Allemagne.

Bernard Goldstein mourut à New York en 1959

Auteur : Bernard Goldsteinéditeur ( La renaissance du livre)

Extrait ici : http://souvenez-vous.skynetblogs.be/post/7289925/extrait-...

et ceci :http://souvenez-vous.skynetblogs.be/post/7309650/les-uvre...

21:32 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, nazie, temoin |  Facebook |

01/07/2009

Pose à Varsovie de la première pierre d'un musée des Juifs de Pologne

Pose à Varsovie de la première pierre d'un musée des Juifs de Pologne

Zygmunt Rolat, président du Conseil de soutien nord-américain au Musée de l'histoire des juifs de Pologne.

La construction longtemps attendue d'un musée de l'histoire des Juifs de Pologne a débuté mardi à Varsovie, pour faire revivre l'héritage millénaire de cette communauté quasiment anéantie par l'Allemagne nazie dans l'Holocauste de la Seconde guerre mondiale.

Au coeur du quartier juif
"Avant l'Holocauste, Varsovie a été l'un des principaux centres de la vie juive, en ce qui concerne la politique, la culture, les éditions, le théâtre", a déclaré le directeur du futur musée, Jerzy Halbersztadt, lors de la cérémonie de pose de la première pierre du bâtiment.

Construit au coeur de ce qui fut le quartier juif de la capitale polonaise, transformé en ghetto en 1940 par les Allemands, le musée abritera sur un tiers de ses 12.000 mètres carrés une exposition permanente, alors que le reste sera consacré à diverses activités culturelles et éducatives, a-t-il précisé.

La plus grande communauté juive avant la guerre
La Pologne fut la terre d'accueil de la plus grande communauté juive en Europe avant la guerre. En 1939, il y avait environ 3,5 millions de Juifs en Pologne, dont 350.000 à Varsovie. La communauté juive représentait 10% de la population polonaise et le tiers de celle de la capitale. Aujourd'hui, entre 3.500 et 15.000 Juifs vivent dans ce pays de 38 millions d'habitants, catholiques à plus de 90%.

Les premières pierres du futur musée proviennent des fondations de l'ancien siège du Conseil juif du Ghetto de Varsovie. "Ces pierres symbolisent la perpétuité de la tradition. Les pierres sont très importantes dans la tradition juive", a souligné M. Halbersztadt.

102 millions d'euros

Le musée, qui doit ouvrir ses portes en 2011, se dressera en face du monument dédié aux héros de l'insurrection du Ghetto de Varsovie en 1943. Son coût est estimé à 102 millions d'euros, provenant essentiellement du gouvernement polonais et de la municipalité de Varsovie, ainsi que de donateurs privés et institutionnels de différents pays.

Le bâtiment a été dessiné par deux architectes finlandais, Rainer Mahlamaeki et Ilmari Lahdelma. Sa façade sera frappée d'une déchirure symbolique, s'ouvrant sur des parois ondulées dans une allusion à la traversée biblique de la mer Rouge par les Juifs que Moïse conduisit d'Egypte en Israël. (belga/th)

30/06/09 17h20
Source 7sur7 belgique

00:34 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, pologne, allemagne |  Facebook |

14/05/2009

D'ou venaient les victimes pour Treblinka

D'où venaient les victimes ? 

voiture40h-8chevaux_jpg_w300h225

Quels étaient ceux que les convois amenaient ? Des Juifs surtout, mais aussi des Polonais, des Bohémiens.  Au printemps de 1942, toute la population juive de Pologne, d'Allemagne, des régions occidentales de Biélorussie avait été parquée dans des ghettos.  Des millions d'ouvriers, d'artisans, de médecins, de professeurs, d'architectes, d'ingénieurs, d'instituteurs, d'artistes, vivaient confinés avec leurs femmes, leurs filles, leurs fils, leurs mères et leurs pères dans les ghettos de Varsovie, de Radom, de Czenstochowa, de Lublin, de Bialystok, de Grodno et dans des dizaines d'autres, plus petits.  Celui de Varsovie comptait à lui seul environ cinq cent mille habitants.  Cette réclusion, c'était la première partie, la partie préliminaire du plan hitlérien d'extermination des Juifs.  Au cours de l'été 1942, on décida de mettre à exécution la seconde partie du plan - la destruction physique des Juifs.  Himmler se rend alors à Varsovie et donne des ordres en conséquence.  Nuit et jour les travaux se poursuivent : on construit la fabrique de mort de Treblinka.  Dès juillet, les premiers convois arrivent de Varsovie et de Czenstochowa.  On a dit à tous ces gens qu'on les emmenait en Ukraine pour les travaux agricoles.  Ils ont avec eux vingt kilos de bagage, plus leur nourriture; c'est tout e qu'on leur a permis d'emporter.

De Vassili Grossmann :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/treblinka.htm#des%20lieux

23:10 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Treblinka le Camp | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, varsovie, juifs |  Facebook |

22/02/2009

La steppe infinie

La steppe infinie

1301350618

Esther Rudomin avait dix ans quand son monde bascula. Jusque là elle avait cru que sa vie heureuse dans la ville polonaise de Wilno durerait toujours. Elle chérissait tout, depuis les lilas du jardin de son grand-père jusqu'au pain beurré qu'elle mangeait tous les matins pour son petit déjeuner. Et lorsque les armées d'Hitler envahirent la Pologne, en 1939, et que les Russes occupèrent Wilno un an plus tard, le monde d'Esther resta intact: pour elle, les guerres et les bombes s'arrêtaient à la grille du jardin. Mais, un matin de juillet 1941, deux soldats russes, baïonette au canon, se présentèrent. Ce livre commence par une tragédie et la tragédie n'est jamais loin tout au long de l'histoire d'Esther, mais il est aussi un témoignage émouvant sur la résistance de l'esprit humain, par la façon dont les Rudomin gardèrent courage tout au long des cinq années que dura leur exil, malgré la faim et les privations. Voici la véritable histoire d'une enfance sibérienne: elle a été applaudie comme "un grand document qui vivra longtemps dans la mémoire de chaque lecteur.

15:37 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, hitler, exil, siberienne, wilno |  Facebook |

01/12/2008

Le pianiste

 



8t0uue4n

Le pianiste : Wladyslaw Szpilman

Septembre 1939. L'invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d'un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au cœur de la ville. Là, il va subir l'horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l'enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire alliée...

22:01 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : guerre, deportation, pologne, varsovie, radio, victoire, invasion, chopin, officier |  Facebook |

29/11/2008

Camps nazis en Pologne

Camps nazis en Pologne

 

Camps nazis en Pologne occupée

00:38 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Cartes des Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, camps |  Facebook |

12/11/2008

Le camp de Belzec

Le camp de Belzec

Les opérations de gazage à Belzec commencèrent à la mi-mars 1942. Des trains de 40 à 60 wagons, avec 80 à 100 personnes entassées par wagon, arrivaient à la gare de Belzec. On décrochait les wagons vingt par vingt, et les wagons étaient amenés de la gare dans le camp. Ordre était donné aux victimes de débarquer sur la plate-forme de la zone de réception. Les officiers allemands annonçaient aux déportés qu'ils étaient arrivés dans un camp de transit et qu'ils devaient remettre tous les objets de valeur qui étaient en leur possession. Les hommes étaient séparés des femmes et des enfants. Tous étaient forcés de se déshabiller et de courir dans le "tube", qui conduisait directement aux chambres à gaz (qualifiées de douches pour tromper les prisonniers). Une fois les portes des chambres fermées hermétiquement, les gardes de la police auxiliaire démarraient un moteur qui était installé dans une cabane à l'extérieur. Le monoxyde de carbone était acheminé par des tuyaux dans la chambre à gaz, et tous ceux qui étaient à l'intérieur mouraient. La procédure était ensuite répétée pour les déportés se trouvant dans les vingt wagons suivants.

Les membres des Sonderkommandos - les groupes de prisonniers gardés en vie pour le travail forcé dans la zone d'extermination - enlevaient les corps des chambres à gaz et enterraient les victimes dans les fosses communes. En outre, ces prisonniers triaient les effets personnels des victimes en vue de leur transport en Allemagne, et nettoyaient les wagons de marchandises en vue des prochains convois de déportation.

LES DEPORTATIONS VERS BELZEC
 
Entre mars et décembre 1942, au moins 600 000 personnes furent déportées vers Belzec et assassinés. La plupart des victimes étaient des Juifs des ghettos du sud de la Pologne. Les Allemands déportèrent aussi à Belzec des Juifs d'Allemagne, d'Autriche, de Bohème-Moravie. Plusieurs centaines de Tsiganes furent également déportées dans ce camp et assassinés.

Au début d'octobre 1942, les Allemands commencèrent à exhumer les corps des prisonniers exterminés et à les brûler dans des fours à ciel ouvert faits de traverses de voie ferrée. Ce "nettoyage" continua jusqu'à la fin du printemps 1943, et ce jusqu'à ce que tous les prisonniers assassinés dans le camp furent brûlés.

Le camp d'extermination de Belzec fut démantelé en juillet 1943. Les prisonniers restants, qui avaient été assignés comme main d'oeuvre du camp, furent soit abattus à Belzec, soit déportés vers le camp d'extermination de Sobiboret assassinés.

Une fois le camp de Belzec démantelé, les Allemands installèrent une ferme sur le site et y plantèrent des arbres et des cultures pour camoufler la zone. Les anciens gardes de la police auxiliaire du camp cultivaient la terre. L'armée soviétique libéra la zone du camp de Belzec à l'été 1944.

 

19/10/2008

Déportation d'enfants juifs

Déportation d'enfants juifs

déportation d'enfants juifs

Déportation d’enfants juifs d’un orphelinat. Ghetto de Lodz, Pologne, au cours de l’action “Gehsperre” (action couvre feu), du 5 au 12 septembre 1942.

Ces enfants étaient séparé de leurs parents et envoyés à la mort.

00:02 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Lodz le Ghetto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, orphelinat, ghetto, lodz, deportation enfants |  Facebook |

18/10/2008

Captures de combattants Juifs au ghetto de Varsovie.

Captures de combattants Juifs au ghetto de Varsovie.

résistance juve au ghetto de Varsovie

Combattants de la résistance juive capturés par les troupes SS au cours de la révolte du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, du 19 avril au 16 mai 1943.

23:54 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Varsovie le Ghetto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, varsovie, ghetto, revolte, resistance, ss, combattants |  Facebook |

03/06/2008

La Pologne tente de réparer l'irréparable

La Pologne tente de réparer l'irréparable

Par Sam Anilevits pour Guysen International News
Mardi 1 avril 2008
http://www.guysen.com/articles.php?sid=6965

Autrefois berceau du judaïsme européen, la Pologne est progressivement devenue le pays d’Europe où la communauté juive a été la plus anéantie. Au total, ce sont plus de trois millions de juifs qui ont péri entre 1939 et 1945, laissant derrière eux richesses et biens. C’est pour tourner cette triste page de son histoire que l’actuel gouvernement polonais relance le débat sur la restitution des propriétés spoliées pendant la Shoah. Une question de justice morale, bien sûr, mais qui cache également un certain enjeu économique.

Après une année de retard, le gouvernement polonais veut poursuivre le débat sur la 'restitution des propriétés de la Shoah', pour arriver à un consensus d’ici la fin de l’année a affirmé l’ambassadeur polonais en Israël, Agnieszka Magdziak-Miszewska, dimanche 30 mars.

"L’idée de la loi, initiée et acceptée par le Parlement polonais il y a deux ans, est prête. Le gouvernement polonais espère maintenant parvenir à voter le projet de loi" a déclaré cette dernière dans un entretien avec des journalistes israéliens.

Le projet de loi a l’intention d’indemniser les anciens propriétaires à hauteur de 20 % de la valeur des maisons qui ont été complètement saisies ou détruites pendant la Seconde guerre mondiale.

La loi prend en compte les biens immobiliers de tous les habitants polonais, toutes religions confondues. D’ailleurs, la Pologne estime que les propriétés spoliées aux Juifs polonais ne représentent 'que' 20 % de la totalité des biens détruits.

Selon le gouvernement, la plus grosse revendication provient de la noblesse polonaise non-juive, dont les nombreuses propriétés, palais compris, ont été confisquées.

Le pourcentage peu élevé des biens appartenant aux Juifs polonais, s’explique par des raisons géopolitiques assez simples.
La majorité des espaces occupés par la population juive autrefois appartient désormais à l’Ukraine et les propriétés qui auraient pu être concernées par la loi ne relèvent donc plus de l’autorité polonaise.

Et pour cette dernière, il s’agit aujourd’hui de rendre justice à tous les dépossédés de la guerre. Toutefois, si la valeur morale de l’initiative est incontestable, elle a également un objectif économique.

En effet, en l’absence d’une base législative sur laquelle se fonder, certains requérants ont porté leur cas directement devant les tribunaux polonais, lesquels leur ont accordé une indemnisation de 100 % de la valeur des biens.

La Pologne préfère donc établir une indemnité avoisinant les 20 % par le recours législatif, plutôt que de devoir payer un dédommagement total par la voie des tribunaux.

"C’est aussi bien pour une question de justice morale que d’intérêts économiques que la Pologne doit mettre fin à ce problème" a d'ailleurs précisé la représentante polonaise.

Toutefois, la différence des indemnisations versées par le gouvernement et la justice pourrait pousser des milliers de polonais à préférer les tribunaux.

C’est pourquoi, la Pologne est actuellement en train de reconsidérer le montant de la compensation offerte. D’après un groupe de travail polonais, la valeur totale des propriétés saisie est estimée entre 16 et 18 milliards d’euros.

Les déclarations d’Agnieszka Magdziak-Miszewska précèdent la venue, le mois prochain, du Premier ministre polonais, Donald Tusk.
Sa visite, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël, veut marquer les liens forts qui unissent actuellement la Pologne et Israël.

"Nous essayons de contrebalancer le traditionnel point de vue subjectif pro-palestinien en Europe" a déclaré l’ambassadeur lors de la conférence de presse, avant d’ajouter "que nos deux pays ont besoin l’un de l’autre".

A noter par ailleurs, que la visite du Premier ministre polonais coïncide avec l’inauguration de 'l’année polonaise' en Israël, lancée dans le but de renforcer les liens culturels entre les deux pays.

Des liens que n’a pas manqué de rappeler l’ambassadeur : " Nous avons besoin de travailler sur le futur, en se souvenant de la Shoah, mais aussi sur les 1000 années de coexistence entre nos deux peuples".

00:46 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : habitants, pologne, europeen, millions, justice, loi, projet, journalistes, guerre |  Facebook |