16/01/2012

La grande rafle du Vel d'Hiv

La grande rafle du Vel d'Hiv

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27 388 fiches ont été préparées par les soins des services préposés aux questions juives.
Le 16 juillet 1942, à l’aube, plus de 9 000 hommes des forces de l’ordre, sous contrôle de l’occupant, déclenchent l’une des plus grandes opérations policières menées par Paris.
ce jour-là, et le lendemain, 12 884 Juifs étrangers ou d’origines étrangères vont être arrêtés.
On expédie directement en Allemagne ou en Pologne, via Drancy, les célibataires ou les couples sans enfants ; les familles avec enfants sont concentrées au Vel d’Hiv : plus de 7 000 personnes vont demeurer prisonnières sous cette immense verrière, dans une chaleur effroyable, sans nourriture, presque sans eau, ni sanitaire.
Parmi elles, 4 051 enfants... Cela s’appelait : l’opération « vent Printanier».

Extrait du livre:

Les petits, eux, ce sont la tristesse et le désespoir des adultes qui frappent. On les voit s’essayer à consoler leurs parents d’un geste affectueux, comme ils ont déjà reçu eux-même, en d’autres temps.
Mais si le désespoir est étranger à l’enfance, l’étonnement est bien une de ses constantes facultés. Et ces gosses ne comprennent pas.
Les voilà, leurs parents et eux-mêmes punis, et en prison. « Je me souviendrai toujours, entre autres, de cette petite fille malade, qui, ses grand yeux braqués sur mon visage, me suppliait de demander aux gendarmes sa libération parce que, l’année durant, elle avait été très sage et qu’elle ne méritait donc pas de rester en prison. par Mlle Monod»
Le docteur Weill-Hallé, hanté par ce souvenir, ne savait pas que, cette question, ils la poseraient encore, les gosses, comme ces autres enfants qui déjà, aux mêmes moments de ce printemps et de cet été 1942, en pénétrant dans les chambres à gaz du camp de Belzec, les premières, s’écrièrent, ainsi que le rapporte le témoin Rudolf reder : «Maman ! et pourtant j’étais sage ! Il fait obscur ! Il fait obscur!»

Auteurs Claude Lévy et Paul Tillards

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13/01/2012

La Shoah en Grèce

 La Shoah en Grèce.

Le 11 juillet 1942, les nazis réunissent 9.000 hommes juifs de 18 à 45 ans dans le Square de la Liberté à Salonique (Eleftherias Square). Les nazis les ont épuisés en les obligeant à faire, pendant des heures et sous la chaleur, des exercices, à marcher à quatre pattes etc. Ils leur ont donné des coups, ils les ont humiliés. De bout en bout, le rire des bourreaux a accompagné ces scènes barbares.

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Les allemands prennent individuellement quelques photos d'hommes qu'ils considèrent comme des sous-hommes, des dégénérés.

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Source : http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/07/11-juillet...

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17/11/2009

La liste de Schindler, les survivants témoignent

La liste de Schindler, les survivants témoignent

Oskar Schindler, l'industriel catholique qui, au péril de sa vie, consacra son intelligence, son argent, ses relation à arracher des centaines de Juifs à ses compatriotes nazis




 

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10/08/2009

Les documents du ghetto de Varsovie.

Les documents du ghetto de Varsovie.

 L’historien Emmanuel Ringelblum fonde une organisation clandestine dont le but est de rassembler des documents d’archives et de rédiger un compte rendu exact de souffrances infligées aux juifs. Pour que la connaissance du mal reste dans l’histoire. Il constitue une équipe autour de lui.

Tout le ghetto se met au travail. Dans chaque immeuble, on ramasse des tracts, des objets, des témoignages sur la vie dans tel et tel appartement, telle cour, tel étage. Tout est remis à ce groupe d’historiens, qui range, classe, met des documents dans des bidons de lait scellés puis les ensevelit à deux endroits différents, à l’intérieur même du ghetto.

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Ces bidons d’archives sont retrouvés après al guerre. Grâce à eux nous savons tous ce qui s’est passé dans le ghetto de Varsovie. Jamais nous n’aurions pu écrire son histoire sans ces documents. Enfin, reste l’ultime étape de la résistance…

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Extrait du livre : ce qui reste de nous de Murielle Allouche et Jean-Yves Masson.

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Archives du ghetto de Varsovie (Archives Emanuel Ringelblum) - Témoin de l'Holocauste

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Patrimoine inscrit

Patrimoine documentaire soumis par la Pologne et recommandé à l'inscription au Registre Mémoire du monde en 1999.

Année de soumission: 1999


Les Archives Ringelblum regroupent quelque 25 000 pages sauvées des ruines du ghetto de Varsovie.

Elles comprennent des documents officiels, des documents sur la résistance du ghetto, des témoignages sur le sort des communautés juives pendant l'Holocauste, des textes littéraires, des oeuvres d'art et des lettres privées rassemblés par des victimes de l'Holocauste pour l'information des générations futures. Cette collection est absolument unique en son genre tant par son origine que par sa valeur historique. Elle concerne surtout le plus grand ghetto de l'Europe nazie (quelque 500 000 habitants), mais couvre aussi l'ensemble de la Pologne occupée, apportant des informations sur la Shoah et le sort d'une communauté juive qui comptait 3 500 000 personnes. Presque tous les auteurs des documents des Archives Ringelblum sont morts, soit dans le ghetto, soit dans les camps d'extermination.

 


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04/08/2009

Vel d'Hiv : discours

Vel d'Hiv : discours

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Hommage aux victimes de la rafle du « Vel d’Hiv » à Paris
Richard PRASQUIER Président du CRIF
 
lundi 20 juillet 2009
 
Le discours de Richard Prasquier, président du CRIF, prononcé le dimanche 19 juillet à la commémoration de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’état français et d’hommage aux « Justes de France »
 
C’est aujourd’hui la confrontation annuelle de la France avec la page la plus honteuse de son histoire nationale. Un pays se grandit quand il intègre une page de déshonneur dans son calendrier commémoratif. Il se détourne du confortable narcissisme, il se confronte à la mémoire de l’autre, il entre dans l’ascèse de l’histoire, il permet une admiration sans équivoque pour ceux qui ont agi dans le bien, les Justes, et il ouvre les possibilités d’un avenir meilleur.
 
La honte, nous devons tous l’assumer. Tous, à l’exception des victimes et des enfants de victimes, de ceux qui furent stigmatisés, pourchassés, déportés, assassinés parce qu’ils étaient Juifs, à l’exception aussi des héros, des sauveurs et des Justes. Mais pour tous les autres français, quel que soit leur âge et quelle que soit leur origine, la rafle du Vel d’Hiv et les persécutions contre les Juifs sous le régime de Vichy sont une page de la longue histoire de notre pays qu’il nous revient d’endosser.
 
De ce patrimoine commun, il émerge des symboles puissants que nous partageons. Même ceux qui comme moi, sont absolument certains que leurs ancêtres n’ont pas participé à la bataille de Bouvines ou à la prise de la Bastille doivent intégrer mentalement ces journées qui parmi d’autres "ont fait la France". Nous devons le faire parce que la citoyenneté française est -devrait être- une citoyenneté d’aspirations communes portées par les leçons d’une histoire partagée.
 
Ce qui laisse à d’autres champs d’appartenance la possibilité de se manifester, pour autant qu’ils n’entrent pas en collision avec les règles du contrat civil de notre pays. J’ai le sentiment très naturel d’appartenance au peuple Juif. C’est ce peuple, et pas une religion, qui a été diabolisé par les nazis et traqué par leurs complices de Vichy, c’est ce peuple dont Israel est le territoire historique, c’est ce peuple juif de France dont le CRIF a pour mission d’exprimer sur le plan politique les sentiments, les craintes et les indignations, dans le strict respect de la tradition républicaine nationale.
 
Les 16 et 17 juillet 1942, 13.150 juifs, dont 4.115 enfants ont été raflés par la police parisienne. Près d’ici, dans l’ancien Vel d’Hiv détruit en 1959, ont été gardés au cours de journées d’horreur les familles avec enfants, les autres étant envoyés au camp de Drancy. Pour la première fois des enfants avaient été raflés ; ils furent ultérieurement séparés de leurs mères : cet arrachement marqua la conscience populaire, et les entreprises de sauvetage des enfants dans lequel l’OSE a joué un rôle central seront le thème de cette commémoration.
 
Dans toute l’année 1942 depuis la première déportation du 27 mars à la dernière du 11 novembre, il y eut près de 42 000 juifs déportés de France, qui aboutirent à Auschwitz. 25 000 furent gazés à leur arrivée dans les deux baraques appelées maison rouge et maison blanche. 805 (2%) ont survécu. Aucun enfant parmi eux.
 
Ce que serait le sort des déportés, les hommes au pouvoir ne pouvaient l’ignorer que s’ils voulaient l’ignorer, ce qui fut fréquent. Car des informations circulaient : diffusées en Angleterre au printemps 42 elles avaient fait état de 700 000 juifs déjà assassinés en Pologne. Si on n’imaginait pas encore les gazages, on connaissait les fusillades en masse et l’épuisement et la mort dans le travail esclave. Mais on a fait silence.
 
Vichy livrait les Juifs comme du bétail aux autorités allemandes. L’indignation du pays fut grande au mois d’août 1942, puis elle s’estompa et le silence reprit : le ravitaillement, la relève bientôt le service du travail obligatoire, la résistance et la survie personnelle prenaient le pas sur la persécution des Juifs sauf auprès de ceux qu’on appela plus tard les Justes....
 
Même à Londres, il y eut beaucoup de silence. Voici un communiqué du 7 août 1942, après les premières rafles de la zone sud. "Le Comité National Français vient d’être saisi par les organisations de Résistance des mesures de déportation en masse prises par Laval contre les étrangers ou prétendus tels résidant en zone prétendument non occupée et de la profonde indignation que ces mesures suscitent dans la population entière.." Où est le mot Juif ?
 
Silence après guerre, alors que les chiffres de victimes juives du nazisme, six millions, étaient déjà connues et auraient dû susciter une horreur particulière, on enjoignait aux survivants de ne pas se mettre en avant.
 
C’étaient les temps où le philosophe chrétien Gabriel Marcel conseillait aux Juifs en 1946 de se montrer discrets sur leurs revendications.
 
Ces temps sont révolus. Il n’y a plus à faire silence.
 
Un jeune homme a été torturé puis assassiné il y a trois ans de façon horrible. Il était juif. Certains suggèrent que en dehors de l’auteur principal, et encore, l’antisémitisme n’a guère joué de rôle dans ce meurtre, que c’est un point secondaire. Nous pensons que s’il n’avait pas été juif, il n’aurait pas été enlevé et il n’aurait pas été assassiné. Est-ce un détail ?
 
Bousquet ne se considérait pas antisémite, Laval ne l’était peut-être pas non plus. Ce n’est pas une circonstance atténuante. Pendant la Shoah parmi les dizaines de milliers d’assassins, peu ont tué à cause de leur antisémitisme, mais leurs meurtres étaient antisémites. Ils agissaient par ambition,ils agissaient par lâcheté, ils agissaient par obéissance, ils agissaient par indifférence, ils agissaient par gloriole et par conformisme de groupe pour ne pas se faire considérer comme des faibles. Ils agissaient aussi parce que dans la vision du monde à laquelle ils avaient été amenés à adhérer, il y avait l’idée que les Juifs ne sont pas des êtres humains comme les autres, qu’on a le droit de tout leur faire et qu’on ne doit pas éprouver pour eux de la pitié.
 
Le préjugé antisémite arase le remords. Il autorise la férocité. Il n’est pas anodin. Il est de nouveau très présent dans nos cités. Et je pense que cette commémoration n’a pas de sens si nous n’y pensons pas aujourd’hui.
 
Un assassin, c’est aussi un homme qui aurait pu éviter d’entraîner un autre à la mort et qui ne l’a pas fait. Celui-là n’est plus un comparse passif, moins encore un spectateur impuissant.
 
Les Justes furent rares, très rares, et il y eut beaucoup de portes fermées qui provoquèrent la mort, à l’abri desquelles les indifférents sont devenus des criminels. La responsabilité est pour l’homme une charge et une grandeur.
 
Nous ne pouvons être complaisant avec elle. Nous devons expliquer, nous devons tenter de prévenir. Il faut savoir, il ne faut jamais esquiver. Il ne faut jamais justifier.

 
© Primo, 21-07-2009


 

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08/06/2009

Le ghetto de Dvinsk

Le ghetto de Dvinsk ( Daugavpils)

ghetto de Dvinsk

Les Juifs sont enfermés dans un ghetto dans les casernes de la cavalerie lettone sur les berges de la Dvina, au nord de la ville. Les conditions de vie y sont effroyables. Quelques jours plus tard, des milliers de juifs des villes voisines de Griva, Kraslava, Preili, Viski, et Livani, sont entassés dans le ghetto, portant sa population à approximativement 16.000 personnes. Un Judenrat est formé, qui tente de faire face à la situation… A sa tête, l'ingénieur M. Movshenson dont le père avait dirigé la ville de Daugavpils avant la seconde guerre mondiale. Zaube, le commandant allemand du ghetto de Daugavpils est un homme sans scrupule, d’une extrême cruauté. Il n’hésite pas à abattre lui-même quiconque introduit de la nourriture en contrebande, devant tous les habitants du ghetto pour les effrayer et les humilier.

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14/05/2009

D'ou venaient les victimes pour Treblinka

D'où venaient les victimes ? 

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Quels étaient ceux que les convois amenaient ? Des Juifs surtout, mais aussi des Polonais, des Bohémiens.  Au printemps de 1942, toute la population juive de Pologne, d'Allemagne, des régions occidentales de Biélorussie avait été parquée dans des ghettos.  Des millions d'ouvriers, d'artisans, de médecins, de professeurs, d'architectes, d'ingénieurs, d'instituteurs, d'artistes, vivaient confinés avec leurs femmes, leurs filles, leurs fils, leurs mères et leurs pères dans les ghettos de Varsovie, de Radom, de Czenstochowa, de Lublin, de Bialystok, de Grodno et dans des dizaines d'autres, plus petits.  Celui de Varsovie comptait à lui seul environ cinq cent mille habitants.  Cette réclusion, c'était la première partie, la partie préliminaire du plan hitlérien d'extermination des Juifs.  Au cours de l'été 1942, on décida de mettre à exécution la seconde partie du plan - la destruction physique des Juifs.  Himmler se rend alors à Varsovie et donne des ordres en conséquence.  Nuit et jour les travaux se poursuivent : on construit la fabrique de mort de Treblinka.  Dès juillet, les premiers convois arrivent de Varsovie et de Czenstochowa.  On a dit à tous ces gens qu'on les emmenait en Ukraine pour les travaux agricoles.  Ils ont avec eux vingt kilos de bagage, plus leur nourriture; c'est tout e qu'on leur a permis d'emporter.

De Vassili Grossmann :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/treblinka.htm#des%20lieux

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29/03/2009

L'insurrection et suicide dans le ghetto de Varsovie.

L'insurrection et suicide dans le ghetto de Varsovie

ghetto de Varsovie, une cave

Une photo qui a été prise par des SS: Des lits ont été aménagés par des combattants juifs dans une cave.

source :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/ghetto_varsovie.htm

 

3000 Juifs participent à l'insurrection, mais seulement 600 sont armés, il sont mal armés. Ils profitent de leur connaissance du terrain, font communiquer entre eux les appartements en abattant des murs, se battent dans les caves transformées en "bunkers". Le combat est inégal, désespéré.

21:50 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Varsovie le Ghetto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, juifs |  Facebook |

20/03/2009

Ne les laissez pas nous mener comme des moutons vers l'abattoir

Ne les laissez pas nous mener comme des moutons vers l'abattoir

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Ne les laissons pas nous mener comme des moutons vers l’abattoir !

Suite aux échos du massacre des Juifs à Ponary et au témoignage d’une jeune fille rescapée de ce bain de sang Abba  Kovner, léarder du mouvement Hashomer Hatzair et du mouvement de résistance du Ghetto de Vilna, arriva à la conclusion que derrière cette poursuite effrénée des juifs se tramait un meurtre systématique.

En 1941, lors d’un regroupement des jeunes sionistes du ghetto de Vilna, Kovner lu publiquement ce qu’il avait inscrit sur une feuille de papier : «  Hitler planifie d’annihiler de façon radicale le judaïsme européen… Ne nous laissons pas nous mener comme des moutons à l’abattoir ! ».

En été 1943, lors de la liquidation du ghetto, Kovner dirigea un groupe de résistants vers les forêts de Rudniki. C’est en tant que commandant de « Avenger », une unité partisane juive, qu’il poursuivit sa lutte contre les Allemands.


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Jeunesse Juive, ne vous laissez pas induire en erreur. Sur les 80.000 Juifs de la Jérusalem de Lituanie     (Vilna), seuls 20.000 sont encore en vie. Sous nos yeux, ils nous enlèvent nos parents, nos frères et nos sœurs.

Où sont passé les centaines d’hommes enlevés par les ravisseurs Lithuaniens ?

Où sont nos femmes et nos enfants arrachés à nous lors de la nuit terrifiantes de la «  provocation » ?

Où sont les Juifs enlevés le jour du grand pardon ?

Où sont nos frères du second ghetto ?

Aucun d’entre eux n’est revenu. Toutes les routes de la gestapo mènent à Ponary. Et Ponary c’est la mort !

Vous qui hésitez ! Abandonnez vos illusions. Vos enfants, vos mari et vos femmes ne sont plus en vie.Ponary n’est pas un camp – Ils y furent tous fusillés.

Hitler projette d’anéantir le Judaïsme européen. Les juifs de Lituanie sont placés en première ligne. Ne les laissons pas nous mener comme des moutons à l’abattoir !

Il est vrai que nous sommes faibles et sans défense mais la résistance demeure l’unique réponse face à l’ennemi… Résistez ! Jusqu’au dernier souffle.

Abba Kovner, Ghetto de Vilna, le 1er janvier 1942

 

 

 

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19/03/2009

Le chant des Juifs assassinés.

Le chant des Juifs assassinés. 
 
Wagons vides ! 
Vous étiez bondés à l'instant et voilà vides à nouveau. 
Qu'avez-vous fait des Juifs ? 
Que leur est-il arrivé ? 
Dix milles comptés et enfermés- et vous voici à nouveau ! 
Oh ! dites-moi, vous, wagons vides, 
Dites-moi ou étiez vous? 

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08/03/2009

La race la plus formidable

 

"Certain aiment les Juifs' et d'autre non.Mais aucun homme de réflexion ne peut nier le fait  qu'ils sont, au delà de toute question, la race la plus formidable et la plus remarquable qui soit apparue dans le monde"

Winston Churchill

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17/02/2009

L'officier Allemand du " pianiste" honoré par Yad Vashem

Israël: l'officier allemand du "Pianiste" honoré par Yad Vashem

[ 16/02/09  - 14H18 - AFP  ]

© AFP/Archives - Marco Longari

L'officier de la Wehrmacht Wilm Hosenfeld, rendu célèbre par le film de Roman Polanski "Le pianiste" (2002), a été reconnu "Juste parmi les Nations" à titre posthume, selon un communiqué publié lundi par Yad Vashem, le Mémorial pour la Shoah de Jérusalem.

L'officier Wilm Hosenfeld, basé à Varsovie dès juillet 1940, s'est vu décerner le titre de "Juste parmi les Nations" pour avoir "sauvé des juifs de la Shoah" durant la Seconde guerre mondiale.

Hosenfeld a été rendu célèbre par le film de Roman Polanski, "Le pianiste", tiré de l'histoire vraie d'un musicien juif polonais, Wladyslaw Szpilman, qui a remporté nombre de prix au Festival de Cannes, aux Oscars et aux Césars.

Wladyslaw Szpilman a écrit au Mémorial de Yad Vashem pour raconter comment, en novembre 1944, l'officier allemand lui avait fourni une cachette, de la nourriture, des couvertures et un soutien moral. Un autre rescapé, Leon Wurm, a certifié qu'Hosenfeld, qui travaillait au Centre de Sports de l'armée, l'avait employé après son évasion d'un train qui le menait vers le camp d'extermination de Treblinka.

La Commission pour la désignation des "Justes parmi les Nations" avait déjà étudié le cas de l'officier allemand sans lui décerner le titre, aucune preuve ne permettant, selon elle, d'affirmer qu'il n'avait pas participé à des crimes de guerre durant la prise du ghetto de Varsovie.

Récemment, de nouveaux documents ayant appartenu à l'officier et étudiés par le Mémorial de la Shoah, tels des carnets intimes ou des lettres écrites à sa femme, ont montré sa profonde désapprobation de la politique menée par les nazis à l'égard des juifs.

"Dans ses écrits, Hosenfeld dévoile son dégoût grandissant pour l'oppression du peuple polonais, les persécutions du clergé polonais, les abus à l'égard des juifs, les débuts de la Solution finale et son horreur de l'extermination du peuple juif," souligne le communiqué.

Après la guerre, Wilm Hosenfeld a été arrêté, jugé et condamné à la prison à vie par les soviétiques. Il est mort en prison en 1952.

Son fils et ses deux filles vont recevoir la médaille et le certificat de "Juste parmi les Nations" au nom de leur père.

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Shoah-Le conseil d'Etat juge l'Etat français responsable

Shoah - Le Conseil d'Etat juge l'Etat français responsable

http://www.francesoir.fr/socie...sable.html

France Soir, le lundi 16 février 2009 à 16:14

Dans un avis rendu lundi, le Conseil d'Etat a reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation de Juifs durant la Seconde guerre mondiale.

La plus haute juridiction française avait été saisie pour avis par le tribunal administratif de Paris qui examine actuellement la demande d'une fille de déporté qui réclame réparation à l'Etat pour le préjudice de son père résultant de son arrestation et de son décès à Auschwitz, mais également pour le préjudice matériel et moral qu'elle a personnellement subi durant et depuis l'Occupation. Il résulte de son arrête que l'Etat français est bien responsable de la déportation des Juifs qui résulte des persécutions antisémites sous l'Occupation.

Sans se prononcer sur ce cas particulier, qu'il appartiendra au tribunal administratif de juger, le Conseil d'Etat "a estimé que les actes et agissements de l'Etat ayant concouru à la déportation de personnes considérées comme juives par le régime de Vichy constituaient des fautes et engageaient sa responsabilité".Il a également jugé que ces actes méritaient une indemnisation individuelle des victimes, ainsi qu'une "reconnaissance solennelle de la responsabilité de l'Etat et du préjudice collectivement subi". Il a cependant retenu que "les différentes mesures prises depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, tant sur le plan indemnitaire que symbolique, ont réparé, autant qu'il était possible, l'ensemble des préjudices".


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11/02/2009

Premier convoi pour Auschwitz

Premier convoi pour Auschwitz

Il fait très beau, le ciel est lumineux lorsque, en début d'après-midi, ce 27 mars 1942, les quelque 4 000 juifs détenus au camp de Drancy sont rassemblés sur la place centrale, ceinte de bâtiments en U. Depuis sept mois, les nazis y parquent les juifs étrangers, appartenant pour la plupart aux "classes laborieuses", qui ont été raflés le 20 août 1941 par la police française, dans le 11arrondissement de Paris.

Edition abonnés Archive : Yves Guéna : "A Dachau, nous avons réalisé que c'était le nazisme que nous avions combattu"

Un officier allemand hurle 565 noms et chaque appelé doit sortir des rangs. Parmi eux, Joseph Rubinstein, 23 ans, et Simon Gutman, 18 ans, qui s'exécutent sans trop d'appréhension. En moins d'un quart d'heure les 565 hommes doivent rassembler leurs affaires personnelles dans des musettes et des baluchons. Ils comprennent alors qu'un départ s'organise. Vers où ? Personne ne sait.

pour le gazage aixchwitz

"Certains prétendaient qu'on allait nous emmener dans les Ardennes pour du bûcheronnage, raconte Simon Gutman. Nous pensions presque avoir de la chance de sortir de ce qui nous apparaissait comme l'enfer et n'en était en réalité que l'antichambre."

Destinés à des habitations bon marché, les bâtiments de Drancy ont d'abord été utilisés par le gouvernement de Vichy pour emprisonner des communistes puis par les Allemands pour l'internement des prisonniers de guerre français. Dans ce qui est devenu un "camp de représailles" pour les juifs, cerné d'une double rangée de barbelés et de quatre miradors, gardé et administré par les autorités françaises, les conditions d'hygiène sont déplorables et l'on souffre de la faim. La malnutrition a provoqué des centaines de cas d'œdème et de cachexie, et les décès se sont tellement multipliés qu'en novembre les autorités militaires ont dû libérer 800 des internés les plus malades.

Après de multiples comptages, les 565 sont conduits à la gare du Bourget-Drancy. Là, ils montent à bord des voitures de 3e classe d'un train de voyageurs. Il est 17 heures lorsque le train spécial 767 s'ébranle. Arrivé à Compiègne, il s'arrête et, dans la nuit, on fait monter 547 autres hommes. Il s'agit cette fois, en majeure partie, de juifs français arrêtés à leur domicile, à Paris, le 12 décembre 1941 — essentiellement des notables, dont le frère de Léon Blum, un sénateur, un colonel, plusieurs avocats célèbres — mais aussi de juifs étrangers, déplacés de Drancy à Compiègne, ainsi que d'un groupe, séparé, de 34 juifs yougoslaves. L'escorte est assurée jusqu'à la frontière allemande par des gendarmes français accompagnés d'un officier SS. Theo Dannecker, le chef du service des affaires juives de la Gestapo, antisémite fanatique, prend lui-même la direction du convoi.

"S'il y a une évasion, on fusille tout le wagon", a-t-on menacé les 1 112 "passagers". Un seul d'entre eux réussira à s'échapper avant Reims, où le convoi est verrouillé. Le lendemain, le train passe la frontière à Neuburg, traverse l'Allemagne et pénètre en Pologne. Au terme de trois journées, rendues très pénibles par la soif, le terminus porte un nom mystérieux : Auschwitz-Birkenau. Un double camp d'extermination qui restera pourtant dans l'histoire comme le symbole de l'horreur.

"Hébétés et épuisés nous avons été saisis par le froid et par la neige qui s'accrochait encore aux marécages de Birkenau où s'élevaient les premiers baraquements, se souvient Joseph Rubinstein. On nous a distribué des uniformes rayés et puis on nous a tatoués, à l'encre bleue." Bientôt, les hommes du premier convoi ne seront plus que des numéros de matricule, de 27533 à 28644. Joseph et Simon portent respectivement sur l'avant-bras les n° 28265 et 27815.

S'il a pris l'accent des titis parisiens, Joseph Rubinstein, surnommé "Jojo", est né en 1918 à Latoriz, un village de Pologne, dans une famille de sept enfants s'entassant dans deux pièces. Son père, tailleur, a émigré à Paris en 1923 et le reste de la famille l'a suivi un an plus tard pour s'installer dans le 11e arrondissement. Joseph qui, à 14 ans, a commencé à travailler comme tapissier, n'a plus quitté "son" quartier que pour une effroyable parenthèse de quatre années. "Le jour de la rafle, je circulais à vélo rue du Pasteur-Wagner lorsque des agents de police m'ont demandé mes papiers puis m'ont poussé dans un autobus. Démobilisé de la légion étrangère, j'avais fait l'erreur fatale de revenir dans la zone occupée."

Ayant conservé dans la diction certaines intonations d'Europe centrale, plus petit, plus rond, à la fois plus sûr de lui et plus fragile, Simon Gutman a pourtant bien des points communs avec Joseph. Il est né en 1923 à Varsovie, avait lui aussi six frères et sœurs et était également âgé de six ans lorsque son père, tailleur, est venu à Paris, en 1929. "Nous avions un petit logement-atelier dans le 10e , mes parents travaillaient quinze heures par jour, mais comparé à la Pologne, c'était presque le bonheur."

Inquiets pour leur sort, les déportés le sont plus encore pour celui de leurs parents, sœurs et frères. Le père de Simon, David, et sa mère, Syma, seront arrêtés en juillet 1942 et cette dernière ne reviendra jamais de la déportation. Son frère aîné, Maurice, pris dans la première rafle parisienne et détenu au camp de Pithiviers depuis le 14 mai 1941 sera transféré à Auschwitz. "Je n'ai pas réussi à le faire venir à Birkenau et un jour un gars du camp m'a glissé à l'oreille : 'Tu sais, Simon, ton frère est passé à la chambre à gaz'." Le moment qui reste le plus douloureusement marqué dans la mémoire de Simon est celui où, grâce à un ami qui l'avait reconnu dans un autre secteur, il put retrouver son vieux père. "C'était un petit bonhomme apeuré et très affaibli. Comme je sortais du typhus, il ne m'a pas reconnu et a demandé devant moi : 'Est-ce que tu as vu Simon ?- Et puis son regard s'est fixé au fond du mien et nous nous sommes embrassés..." Les larmes remontent, comme jadis. Dès lors, Simon, qui travaille aux cuisines, prendra son père sous sa protection, lui donnera un peu de sa ration et réussira à le faire partir, en septembre 1943, pour le déblaiement du ghetto de Varsovie, en compagnie de Joseph Rubinstein. Le père et le fils se retrouveront en 1945 à Paris, à l'hôtel Lutétia transformé en centre de regroupement. Squelettiques mais vivants.

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Premier convoi pour Auschwitz

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Premier convoi pour Auschwitz

Longtemps, Joseph et Simon, qui font partie des sept survivants actuels du premier convoi, n'ont pu parler. Parce qu'ils pensaient qu'on ne les croirait pas ou qu'on les croirait fous. Et puis aujourd'hui qu'ils se livrent pour accomplir leur "devoir de mémoire", les mots n'ont pas assez de force pour exprimer ce que fut leur condition infra-humaine. Ils ne savent plus dire que par bribes l'extrême sadisme de certains de leurs bourreaux — ordonnant par exemple à un père de battre son fils puis à ce fils de battre son père, et devant leurs refus les abattant tous deux "comme des chiens" —, le désespoir, les souffrances, les humiliations, l'endurcissement. Joseph évoque seulement "la haine" qui le tenait debout. "Chaque journée c'était un siècle", soupire Simon. L'un comme l'autre n'entrevoient plus qu'à peine les images d'épouvante des longues cohortes noyées dans "la nuit et le brouillard", les scènes déchirantes ponctuées de cris insoutenables, l'angoisse et la terreur collectives.

Bien conscients d'avoir été "chanceux", Simon et Joseph ont été les témoins effarés du prologue et de l'emballement de la "solution finale". C'est en mai 1942 que fut prise la décision de déporter massivement les juifs de France. Et c'est le 19 juillet 1942 que commencèrent à fonctionner les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau.

Le premier convoi fut suivi de près de 80 autres, jusqu'au 20 août 1944, regroupant généralement environ un millier de personnes. Dès le deuxième, le 5 juin 1942, les voitures de voyageurs laissèrent place à des wagons de marchandises. Dans le troisième, le 22 juin 1942, on dénombrera 66 femmes. Et, très vite, les femmes et les enfants seront majoritaires dans les trains de la mort. Ils sont environ 76 000 à être partis, 62 000 adultes et 11 000 enfants ne sont pas revenus.

Pour chaque convoi, Serge Klarsfeld et l'association Les fils et filles des déportés juifs de France (FFDJF) qu'il préside se sont livrés à un travail de recensement vertigineux. C'est ainsi qu'ont pu être édités (chez Fayard) le Mémorial de la déportation des juifs de France, reprenant la liste de tous ces déportés, et le bouleversant album photographique du Mémorial des enfants juifs déportés de France : 3 300 photos légendées pour mettre des visages sur les noms des martyrs.

Soixante ans après le début des convois, la FFDJF a pris l'initiative d'en rappeler le souvenir en publiant, à chaque date anniversaire, un encart commémoratif dans Le Monde. Parallèlement, de sobres cérémonies — incluant la lecture de la liste des déportés — et des expositions seront organisées dans les gares de Drancy, Compiègne, Pithiviers, Beaune-la-Rolande ou Angers, théâtre de ces départs quasiment toujours sans retour.

Robert Belleret

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02/02/2009

Extrait d'un rapport d'Himmler

Extrait d'un rapport d'Himmler à Hitler annonçant l'assassinat de 363211 Juifs d'août à novembre 1942 en Union Soviétique occupée.

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13/11/2008

Voyage au bout de la Nuit

Voyage au bout de la Nuit

Par Danielle Attelan pour Guysen International News


70 ans après, la Nuit de Cristal reste dans les esprits comme le prélude aux camps de la mort et à l’extermination systématique des Juifs par les nazis. C’était un 9 novembre 1938. L'Allemagne nazie organisait un de ses plus vastes pogrom : une centaine d'assassinats sont perpétrés, 30.000 juifs sont arrêtés, des milliers de magasins pillés, 267 synagogues sont incendiées ou saccagées en Allemagne et en Autriche. Un violent tournant dans l’Histoire allemande sur lequel le centre culturel de Jérusalem a choisi de revenir par le biais d’une série d’évènements.

Egalement connu sous le nom de « la Nuit des éclats de verre », la Nuit de Cristal fait référence aux innombrables fenêtres et vitrines des synagogues, commerces et maisons des Juifs qui volèrent en éclat le 9 novembre 1938.

Des éclats de verres que les artistes du groupe « Zik » ont utilisés pour reproduire une synagogue détruite durant cette nuit de terreur. L’installation sera illuminée chaque soir de dimanche 9 au jeudi 13 novembre sur le toit du centre culturel Mishkenot Sha'ananim de Jérusalem.

Son inauguration marquera le lancement d’une série de cérémonies de commémoration et de conférences qui se tiendront la semaine prochaine au centre culturel en association avec le ministère des Affaires sociales.

Seront présents à la cérémonie d’ouverture, le ministre des Affaires Sociales Itzhak Herzog, également engagé dans la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que les ambassadeurs allemands et autrichiens.

Mercredi 12 novembre, une conférence internationale réunira les participants autour du thème : « La nuit de Cristal : 70 ans plus tard ».
De nombreuses questions animeront les discussions, notamment les efforts de restauration des synagogues détruites durant la Nuit de Cristal, les politiques entreprises pour entretenir la mémoire des victimes ou encore la représentation artistique du Mal.

Une exposition à la galerie Dwek du centre, placée sous le thème de « la mémoire sélective », réunira à partir du 12 Novembre des artistes appartenant pour la plupart à la deuxième génération de survivants de la Shoah.

Le souvenir de la Nuit de Cristal se mettra en scène au théâtre Khan à Jérusalem le 13 novembre avec la pièce « A murderous affair », jouée par la troupe de Ruth Kaner.
Adaptée du roman de Manfred Franke, la représentation invite le public à revenir sur les événements de la nuit du 9 novembre à travers les yeux d’un adolescent de 13 ans.

A noter également, la cérémonie au musée de Yad Vashem dimanche 9 Novembre, avec la présence de survivants de l’Holocauste, des ambassadeurs allemands et autrichiens et du Prof. Yehuda Bauer qui animera une conférence sur le thème : « L’holocauste et l’Etat d’Israël ». Le débat sera suivi d’une cérémonie de recueillement dans la Salle des Noms.

Si l’Etat d’Israël a choisi de mettre ainsi en exergue l’anniversaire de la Nuit de cristal, c’est que les questions qu’elle suscite sont plus que jamais d’actualité.

Pour le président de la ligue anti-diffamation, Abraham H. Foxman, l’événement est essentiel pour comprendre que la lutte contre l’antisémitisme doit commencer dès les premiers signes de la haine.

Se souvenir de la Nuit de Cristal, c’est comprendre que le génocide est l’aboutissement d’un processus : l’Holocauste n’a pas surgi soudainement, mais a été préparé et annoncé par le franchissement progressif de plusieurs étapes.

Et dans cette route macabre menant vers l’ultime « solution finale », la Nuit de Cristal constitue un véritable tournant.

27/08/2008

Tuerie par balle

Tueries par balles

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Avant l'existence des chambres à gaz, les nazis tuaient les déportés en les faisant s'aligner par dizaines devant une grande fosse, qu'ils avaient eux même creusés, parfois ils n'étaient que blesses.

 il arrivait que les nazis abrégeaient leurs souffrances mais il fallait que cela va très vite pour assassiner plus de juifs possibles et souvent des vivants étaient sous les morts, étouffaient, souffraient jusqu'à la mort s'en suive.

 

 

22:29 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Photos divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fosse, morts, juifs, nazis, deportes, vivants, assassiner |  Facebook |

18/08/2008

Ecoliers juifs humiliés

 Jeunes écoliers juifs humiliés

humiliation de jeunes juifs

Environ 1935: deux écoliers juifs sont humiliés devant leurs condisciples. L'inscription au tableau noir signifie: "Le Juif est notre plus grand ennemi! Gardez-vous du Juif!".

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31/07/2008

Les différents prisonniers

Les différents prisonniers

Les prisonniers politiques et religieux

L'éventail des prisonniers politiques, qui portent un insigne rouge sur leur uniforme, est très large: sociaux-démocrates, communistes, syndicalistes, libéraux, démocrates, pacifistes, religieux catholiques et protestants, mais aussi des revendicateurs, des objecteurs de conscience, voire des membres du NSDAP. La durée de leur détention varie de quelques mois à plusieurs années pour ceux qui voient leur détention préventive prolongée en emprisonnement pour haute trahison ou pour les parlementaires (18 députés internés jusqu'en 1942).

Le 1er juillet 1937 les politiques représentent 21 % des effectifs (1621 sur 7723 prisonniers). Les membres du parti communiste forment à cette date la majorité des prisonniers politiques.

De 1938 à 1939? la majorité des internements est liée aux préparatifs de guerre. Ce sont alors des objecteurs de conscience qui sont internés, mais aussi d'anciens membres du KPD, du SPD, des syndicats et de partis du centre.

Les Témoins de Jéhovah, qui par conviction religieuse, refusent d’accomplir le service militaire et de prêter serment de fidélité au régime sont aussi internés ; ils portent un insigne violet. Ils sont 477 en décembre 1938, entre 250 et 300 à partir de 1940.

Les criminels professionnels (BV)

Ce sont des personnes antérieurement condamnées à plusieurs reprises pour des actes criminels et détenues par prévention. Ils portent un insigne vert. A Buchenwald se trouvent parmi eux des criminels violents et dangereux qui marquent l'atmosphère du camp, particulièrement en 1937-1938 (Herbert Richter, par exemple). Ils perdent leur influence en 1941, les détenus politiques prenant le dessus.

Les "réfractaires au travail" (ASR)

Ce sont des hommes aptes au travail qui ont refusé à deux reprises une proposition d’emplois sans raisons valables ou qui ont accepté un emploi mais après une courte période ont démissionné sans motifs valables : mendiants, sans-abri, alcooliques, vagabonds. Les premiers internés de ce type entrent au camp de Buchenwald dans la dernière semaine de 1938 ; l'effectif s'accroît alors de 4000 nouveaux travailleurs forcés pour la construction du camp.

Les Juifs

Parmi les 2378 hommes qui entrent à Buchenwald entre le 14 et le 19 juin 1938, 1256 sont juifs. L’Action-juin est la première arrestation massive de juifs en Allemagne et en Autriche, en liaison directe avec la politique d’émigration forcée des juifs de 1938.

Les homosexuels

Pour les nazis qui affirment que la reproduction est le seul but de la sexualité, l’homosexualité ne constitue pas seulement une atteinte à la normalité, mais surtout une menace biologique pour la Communauté du Peuple. En faible nombre (30 en 1938, 189 en 1944), ils restent isolés et bannis au sein de la communauté des prisonniers.

Les Roms

Des centaines d’entre eux sont amenés à Buchenwald à la suite des arrestations massives de juin 1938 et sont classés par les SS dans la catégorie ASR. Beaucoup meurent des violences quotidiennes et du travail forcé. Dès leur arrivée en juin 1938, ils sont publiquement fouettés ou maltraités. Un tiers d’entre eux meurt pendant l’hiver 1939-40. A partir de 1940, les SS les envoient au camp de Mauthausen pour les faire mourir dans la carrière.

Les Autrichiens

Les premiers prisonniers étrangers, quoique déportés en tant que Reichsdeutsche ("Allemands du Reich"), sont des Autrichiens amenés à Dachau en septembre 1938. Début octobre 1938, les prisonniers arrivent de la prison de Vienne, avec parmi eux des hauts fonctionnaires.

Prisonniers des pays occupés

Le nombre des prisonniers de Buchenwald est multiplié par dix d’avril 1942 (environ 8400 prisonniers) à la fin septembre 1944. A partir de 1943? le camp est habité par deux grandes catégories de prisonniers: les travailleurs contraints d’Union Soviétique et de Pologne, et les prisonniers politiques de l’Europe occupée. Plus de la moitié des prisonniers de Buchenwald ont en décembre 1944 moins de vingt ans.

Les prisonniers du Protectorat de Bohême-Moravie (1939)

Fin septembre 1939, arrivent de Dachau 700 prisonniers provenant de Tchécoslovaquie occupée (la partie ouest, rebaptisée "Protectorat de Bohême-Moravie", la Slovaquie devenant indépendante). Les mesures répressives instaurées en 1942 après l’attentat réussi contre Reinhard Heydrich font passer le nombre de Tchèques de 600 à la mi-1943 à 5000 en octobre 1944. 773 des 7800 Tchèques internés mourront à Buchenwald.

Les Polonais (1939)

Plus de la moitié des 4514 Polonais internés à Buchenwald jusqu’à la fin 1941 sont arrêtés dès le début de l’occupation en septembre 1939. Beaucoup d’entre eux meurent lors des premiers mois, d’autres partent début mars 1940 pour Mauthausen. Considérés comme race inférieure ils sont tolérés tant qu’ils peuvent travailler. En avril 1944, ils sont 22120 (?).

Les prisonniers de guerre (1940)

Une place spéciale parmi les prisonniers étrangers est tenue par les prisonniers de guerre livrés par la Wehrmacht en vue d'exécution. Le 18 avril 1940, la Gestapo de Kassel livre 56 prêtres officiers polonais.

Les Hollandais (1940), les Belges et les Luxembourgeois

A la déportation de 232 otages hollandais, dont 14 femmes conduites au camp de Ravensbrück les 21 et 22 juillet 1940, s'en ajoutent 124 autres jusqu’en octobre 1940 . Ils bénéficient de conditions de détention spéciales : ils sont isolés, peuvent recevoir des colis et ne travaillent pas.

Suite à la mort d'un policier allemand, 400 hommes juifs de 25 à 30 ans de Rotterdam et Amsterdam sont déportés. 389 entrent à Buchenwald le 28 février 1941. Les conditions des juifs hollandais sont insupportables.

Les premiers Luxembourgeois de Buchenwald sont 26 membres de la police volontaire qui en août (?) se sont refusés à combattre les partisans.

L’augmentation du nombre d'internements de Belges et de Hollandais en 1944 tient avant tout à l’intensification des mesures de représailles de la police pour combattre la résistance. Le 15 novembre 1944 2354 Belges, 595 Hollandais et 82 Luxembourgeois se trouvent dans le camp.

Les Yougoslaves et les Croates (été 1941)

Dans les statistiques du camp, les SS font une différence entre les Yougoslaves et les Croates. Les premiers Yougoslaves arrivent durant l’été 1941. Ils restent isolés. Un transport de Flossenburg en octobre 1943 fait passer leur effectif à 759. A la mi-juin 1944, 575 Yougoslaves et 327 croates se trouvent à Buchenwald.

Les prisonniers civils d’Union soviétique (1942)

De la mi-1942 au début 1943, la Gestapo de Thuringe, Hesse, Saxe et Rhénanie interne 400 travailleurs forcés soviétiques. Ils sont particulièrement mal traités par les SS et subissent des privations de nourriture. Ils sont quasiment tous affectés au commando X, le commando chargé de la construction des usines d’armement du camp ou à la carrière. La mortalité est telle que les SS renoncent à enregistrer officiellement leur décès. Ils seront plus de 17 000 au total.

Les Français (1943)

Parmi les prisonniers de près de 30 pays, les Français constituent, au début de 1944, le groupe le plus important. Dès le 10 avril 1942, l’état-major militaire en France décide, sur un ordre d’Hitler, que „ pour chaque attentat, en plus de l’exécution de certaines personnes, 500 communistes et juifs seront à remettre au Reichsführer et chef de la police du Reich pour être déportés“. Internés à Compiègne, environ 50 000 personnes partent pour Auschwitz et à partir de 1943 pour d’autres camps, dont Buchenwald : Tous ne sont pas communistes. De juin 1943 à août 1944 arrivent 10 convois transportant plus de 13000 prisonniers. Au total le nombre des Français déportés à Buchenwald est estimé à 25000. De plus, environ 1000 Français se trouvent dans des commandos extérieurs. Ils jouent un rôle significatif dans la résistance des prisonniers étrangers.

Les Italiens (septembre 1943)

Les premiers Italiens de Buchenwald arrivent de la prison de Sulmona près de Rome après le cessez-le-feu signé entre les Italiens et les alliés en septembre 1943. En 1944, ont lieu des transports de prisonniers politiques venant en particulier de la prison La Risiera à San Sabba près de Trieste. De juin à novembre 1944, les SS internent 1290 Italiens à Buchenwald. D’autres Italiens notamment ceux ayant participé à la guerre d’Espagne dans les Brigades internationales arrivent dans les transports de Compiègne. Environ un tiers des 3500 italiens déportés meurent à Buchenwald .

Les étudiants norvégiens (novembre 1943)

Le 30 novembre 1943, environ 1250 étudiants de l’université d’Oslo sont arrêtés et internés dans un camp en Norvège. Comme ils ont protesté contre la nazification de l’université, ils doivent servir d’exemple pour le programme de rééducation. 348 sont conduits à Buchenwald. En juillet 1944. le premier étudiant quitte Buchenwald, le dernier part en octobre. 17 d’entre eux sont morts.

Les militaires alliés (août 1944)

En août 1944, le commandement de la police de sécurité en France, ordonne de vider les prisons parisiennes et le camp de Compiègne des prisonniers alliés s’y trouvant. La majorité des prisonniers sont déportés le 20 août 1944 à Buchenwald. Parmi eux 167 pilotes abattus en France dont 82 américains, 48 Britanniques, 26 Canadiens, 9 australiens, 2 Néo-zélandais et 1 jamaïcain. Parmi les prisonniers qui arrivent le 17 août 1944 se trouvent aussi 37 membres des services secrets, arrêtés en France. Le Bureau central de la Sécurité du Reich ordonne pour eux „ un traitement spécial“. De début septembre à la mi octobre, 34 d’entre eux sont pendus dans la cave du crématorium. Seuls trois pourront être sauvés.

Les policiers danois (septembre 1944)

Les militaires allemands commencent à craindre la police danoise vers la fin de l’été 1944. Le 19 septembre 1944 à 11 heures les Allemands pénétrent avec violence dans les préfectures de police de tout le pays. Les policiers arrêtés sont envoyés à Neuengamme en octobre 1943 puis à Buchenwald (block 57 du petit camp). 60 meurent à Buchenwald.

Prisonniers de haut rang

A Buchenwald, hors de l'enceinte du camp des déportés, se trouvaient des villas où une cinquantaine de personnalités, dont les Français Léon Blum et Georges Mandel, ont été internés dans des conditions très différentes de celles des déportés du camp de concentration.

23/05/2008

rebelles silencieux

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Résumé :

Le 19 avril 1943, trois jeunes hommes arrêtèrent un train qui transportait 1631 juifs du camp de rassemblement de Malines à Auschwitz. Équipés seulement de trois pinces, d'une lampe tempête masquée de papier rouge ainsi que d'un pistolet, Youra Livchitz, Jean Franklemon et Robert Maistriau exécutèrent un plan imaginé par des résistants juifs, mais refusé par les partisans armés qui l'estimaient trop dangereux. Ils libérèrent 17 hommes et femmes avant que les gardes allemands n'ouvrent le feu. 225 autres prisonniers parvinrent à s'échapper du XXe convoi avant le passage de la frontière. Le récit de cette action, unique dans les annales de la Résistance européenne, repose sur des documents de particuliers, des archives, des rapports de police, un long travail de recherche, des interviews et aussi des rencontres avec six témoins, rescapés du XXe convoi. Ils ne passent sous silence ni leur désespoir, ni leur impuissance, ni leur deuil, et pourtant leur expérience est un message d'espoir et d'amour de la vie.


A propos de l'auteur :

Marion Schreiber est née en 1942 à Drossen, près de Francfort-sur-l'Oder. Après ses études de langues germaniques et romanes, ainsi que de journalisme à Fribourg, Göttingen et à l'Université libre de Berlin, elle devient journaliste indépendante à Berlin et à Bonn, puis rédactrice au Spiegel à Bonn. De 1986 à 1998, elle est correspondante du Spiegel à Bruxelles. Elle vit et travaille actuellement à Bruxelles comme auteur indépendant.

23:23 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rebelles, femmes, silencieux, hommes, train, juifs, camp, auschwitz, plan |  Facebook |