29/03/2013

Memento

Memento

Souviens-toi,
O mon camarade, o mon frère!
Souviens-toi,
De ce long, si long calvaire dont nous savions tous
Que le terme en était al mort.
---
Souviens-toi,
O mon camarade, o mon frère !
Souviens-toi !
De ces interminable journées où seul nous soutenait
L’espoir du retour.
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Souviens-toi,
O mon camarade, o mon frère !
Souviens-toi ! o mon camarade, o mon frère
De ces magnifiques amitiés nées d’un idéal commun
Et des souffrances partagées.
---
Souviens-toi,
O mon camarade, o mon frère !
De ce jour de la délivrance qui, du
Royaume des morts,
Nous ramena dans le monde des vivants.
---
Souviens-toi,
O mon camarade, o mon frère !
Souviens-toi !
De tous ceux que nous avons laissés
Là-bas, là-bas,
En cette terre étrangère, ou bien dont les cendres
Se sont envolées dans la fumée lourde des bûchers.
---
Souviens-toi,
O mon camarade, o mon frère !
Oh ! oui ! Souviens-toi,
Mais surtout, surtout, n’oublie pas de pardonner.
Poème du Colonel Gaston De Bonneval

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Auschwitz, le mot impossible

 

Auschwitz, le mot impossible

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Chaque fois, je tente de dire Auschwitz

Mais les mots se dérobent sous moi,

Retirant la terre qui porte ma douleur,

Imposant un silence de mort à ma voix.

Chaque année, je prends le Ciel à témoin,

La terre me refuse son soutien;

Le corps des mots git dans les charniers

Mélangés aux os de leurs corps décharnés.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Oui, la terre a ouvert sa bouche,

Le gouffre les a avalés.

Je suis ce gouffre

Et cette chair brûlée,

Je suis ce cri qui meurt dans ma bouche,

Je suis leurs voix étranglées.

Cette année encore,

Approchant de l'abîme

Mes pieds au bord du Vide,

Je pleure et j'implore.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Le Ciel s'est ouvert pour les engloutir

Et la nuit les a emportés.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes,

Je marche dans la file, entourée de la brume;

Le regard fixé sur mes chaussures,

Je rêve de la belle lune.

Je suis cette petite fille avant que d'être née,

Je marche et marche encore,

Il me semble que je marche pour l'Eternité;

Sur moi, brille une douce étoile en or.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

La terre et le ciel sont complices,

Leurs indifférences m'ont assassinée.

Dans les chambres à gaz, ils se déshabillaient,

Confiants aux crochets, juste pour un instant

Leurs vêtements retirés,

Répétant pour après, le nombre du crochet, inlassablement.

Je suis l´Instant qui attend

Leur retour depuis la nuit des temps,

Je suis leurs pauvres vêtements

Pendus aux crochets de leurs instants.

Laissez-moi dire,

Laissez-moi témoigner,

Sur la terre, ils vont revenir

Pour en hériter et l'habiter.

Six millions de numéros

Gravés sur leurs peaux,

Tissent dans mon âme

Le vêtement de l'infâme.

Mes morts ne reposent pas

Et le monde continue de tourner,

La terre accuse le Ciel de sa beauté

Et le ciel accuse la terre de son iniquité.

Je voudrai savoir dire,

Mais je ne sais témoigner;

A nouveau, le monde accueille le pire,

Complaisant, il respire le Mal qui renaît.

L´étoile était bien jolie

Elle me parlait d'Infini,

Mais dans le regard des grands,

Elle signifiait la terrible nuit.

J´étais une petite fille au regard de lune,

Sa main tenait la mienne si fort;

Elle s'est pourtant perdue dans l'amertume,

Avec elle, j'ai perdu mon étoile d´or.

Je ne sais plus comment dire,

Les mots se sont échappés,

Je voudrai juste dormir

Et avoir rêvé.

Les forets sans honte glorifiaient le ciel,

Et les montagnes sentaient bon le petit bonheur

Tandis que sur des rails qui mènent vers l'horreur,

Les trains emportaient les enfants d'Israël.

Coupable, la nature est coupable

D'avoir permis outrageusement

Que la beauté du monde s'offre en spectacle,

Alors que l'odeur de la chair de mon peuple parfumait les villages avoisinants.

Non, je ne sais pas dire

Et je ne puis témoigner;

Je sais juste accueillir

Leurs présences oubliées.

Dieu a caché son visage,

Ils ont été anéantis;

Et moi, je n'ai plus d'âge,

Je suis la gardienne de leurs vies.

Mes larmes viennent de la nuit des temps

Et Dieu pleure avec moi,

Elles qui sont le fruit amer de tous leurs sangs,

Dieu refuse qu'elles ne sèchent jamais.

Je ne sais pas dire,

Je ne sais pas témoigner,

Je ne suis que délire,

Un hurlement qui se tait.

Je suis hier et je suis aujourd'hui,

Je suis cette petite fille perdue dans la nuit,

Je suis leurs voix étouffées,

Je suis leurs regards mutilés.

Je suis le gouffre béant,

Je suis ces corps qui tombent,

Je suis l'odeur de la chair calcinée,

Je suis votre part d'ombre.

Je ne saurai jamais dire,

Je ne sais que prier

Pour que jamais le Pire

Ne soit oublié.

Je devine le lieu de votre dernière demeure,

Enfants de mon peuple assassinés,

Bien-aimés qui me demandaient

De témoigner pour vous contre la terreur.

Vos sangs couleront dans les veines de l'arbre de Vie

Dont les belles racines plongent si près de Sa Lumière;

Vos âmes fleuriront dans le jardin de l'Infini;

Pour l'heure, elles éclairent mon cœur de votre douleur.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes…

http://www.juif.org/le-mag/263,auschwitz-le-mot-impossibl...

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11/06/2009

Le silence du monde

Le silence du monde.


déportation d'enfants juifs

Alors que nos enfants hurlaient à l’ombre des potences.

La fureur du monde n’était guère perceptible.

Puisque Tu nous as désignés entre toutes les nations

Tu nous as aimés et chéris.

 

Et lorsque nos enfants marchent vers les potences

Enfants juifs, enfants sages,

Ils savent leur sang dévalué

Et n’ont qu’un mot pour leur mère : ne regarde pas.

 

Alors que les fours se remplissent jours et nuits,

Le très saint père à Rome

Ne quitta son palais, crucifix en tête

Pour assister ne fut-ce qu’un jour à ce pogrom.

 

Y assister, une fois : « Je suis là, je suis avec vous »

Là où l’enfant innocent, là où l’agneau sacrifié est

chaque jour renouvelé :

L’enfant anonyme d’un Juif.

Nathan Alterman, De tous les peuples, 1942

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10/04/2009

La-bas, le temps n'est pas le même qu'ici sur terre...

foto_shoah129

Là-bas, le temps n'est pas le même qu'ici sur terre...

Les habitants de cette (autre) planète n'avaient guère de noms, ils n'avaient ni parents ni enfants...

Ils respiraient selon les lois d'une toute autre nature.

Ils ne vivaient - ni ne respiraient non plus selon les lois de ce monde.

Un numéro faisait office de nom.

source: du livre "Afin que sache la jeune génération...

Shoah et mémoire à Yad Vashem

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19/03/2009

Le chant des Juifs assassinés.

Le chant des Juifs assassinés. 
 
Wagons vides ! 
Vous étiez bondés à l'instant et voilà vides à nouveau. 
Qu'avez-vous fait des Juifs ? 
Que leur est-il arrivé ? 
Dix milles comptés et enfermés- et vous voici à nouveau ! 
Oh ! dites-moi, vous, wagons vides, 
Dites-moi ou étiez vous? 

23:08 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Citations, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, wagons |  Facebook |

08/03/2009

La race la plus formidable

 

"Certain aiment les Juifs' et d'autre non.Mais aucun homme de réflexion ne peut nier le fait  qu'ils sont, au delà de toute question, la race la plus formidable et la plus remarquable qui soit apparue dans le monde"

Winston Churchill

22:07 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Citations, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, race, juifs |  Facebook |

N'abandonnez jamais

 

"N'abandonnez jamais, n'abandonnez jamais, jamais, au grand jamais, n'abandonnez jamais rien, si ce n'est pour l'honneur et le bon sens.

Ne cédez jamais à la force, ne cédez jamais à l'apparente puissance écrasante de l'ennemi"


Winston Churchill

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01/03/2009

Le petit contrebandier : poème

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Le petit contrebandier.

Par-dessus le mur, à travers les trous, je passe la sentinelle,

Entre les barbelés, les ruines et les barrières,

Courageux, affamés et déterminé

Je me faufille, agile comme un chat...

Et si la main du destin

Doit me rattraper à ce jeu,

C'est comme ça,c'est la vie.

Toi,maman, ne m'attend pas...

Et il n'y aura qu'une question

Sur mes lèvres raidies :

Qui, petite maman, qui

T'apportera, demain, du pain?

Henryka Lazowert, poète assassiné à Treblinka

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citation de Albert Memmi

L'Europe était devenue un monstre

C'était la douloureuse et ahurissante trahison d'une culture à laquel j'avais confié tous mes espoirs, à laquelle, je m'étais dévoué passionnément, avec une ardeur sincère.

Une trahison que j'aurais pu peut-être en partie prévoir, et qui m'apparaissait soudain avec tant de brutalité...toute l'Europe était devenue un monstre.

Albert Memmi,

 

 

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12/02/2009

Guilad Shalit, ne m'oubliez pas !

Guilad_Shalit

Guilad Shalit, Ne m´oubliez pas !

Je ne sais plus rien des jours,
Je ne sais plus rien des nuits;
Le temps qui passe
M´enferme dans un abîme infini.

Ce bunker a rétréci ma vie,
A la lumière du jour, il a fermé mon regard.
Des murs de ma geôle, les yeux fermés,
Je connais chaque fissure,
Chaque centimètre carré de leurs rugosités;
En moi, chaque marque de saleté, est gravée pour toujours.

Mon regard est éteint,
Il bute sur les angles fermés des murs.
Mon Dieu, pourquoi les hommes libres m ont-ils
abandonné ?

Comment vivre sans toi, Guilad ,
Fils chéri de mes entrailles ?
Deux ans que ces hommes adorateurs de la mort,
T ont enlevé de moi, de nous, de ton pays,
Deux ans sans toi,
Et chaque instant est une éternité qui m´avale.

Dans notre maison, je vais et je viens
Sans trouver un havre de paix.
Dans ta chambre, je me refugie,
Je respire tes vêtements,
Je touche tes objets et je caresse tes cahiers.
En vain, je n en finis plus de pleurer.

Du bout de mes doigts,
Du bout de mon regard,
Je veux réveiller ta présence;
En vain, seul le vide et le silence
Me parlent de toi.
Mon Dieu, pourquoi l as-tu abandonné ?

Je ne sais plus rien des jours,
Je ne sais plus rien des nuits;
Le temps qui passe
M´enferme dans un abîme infini.

Je suis avec toi Guilad,
Toutes mes forces sont pour toi
Pas un seul instant de cette éternité qui m´épuise,
Mes pensées ne te quittent.

Il te faut tenir, Guilad
Dans la solitude et l´horreur,
En dépit de la peur,
Il te faut tenir.

Mon Dieu, nous aurais-Tu abandonné ?

Chaque instant de ma vie passée,
Je l ai revu mille fois,
Chaque parole de la vie insouciante
A résonné en moi
Mais de cette vie là je ne sais plus rien,
La mort habite mon âme.

Le monde libre ne renoncera pas à toi, Guilad
Ni la France des droits de l Homme qui t a donné le jour,
Ni Israël, ton pays que tu as défendu,
Le monde libre ne peut renoncer à toi
Il t´offrira une nouvelle vie.

Du fond de ma geôle, j entends la guerre,
Et la terre, mon cachot tremble si fort,
Qu' ils hurlent la peur au ventre;
Moi, il me semble que la mort me serait douce.

Oui, ils me terrorisent,
Mais je n ai plus de larmes à verser;
Mon Dieu, faites seulement
Qu´Israël ne m ait pas oublié!

Je ne connais pas de prières,
Je ne sais pas dire les mots,
Mais tout mon être est une prière
ET mon cœur un seul cri :
Mon Dieu, ne m oublie pas!

Rachel Franco

 

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de Théodore Herzl

« Les Juifs n’ont d’autre issue que de retourner à leur peuple et ils ne pourront trouver leur salut qu’en s’établissant sur leur propre terre. »

Théodore Herzl

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De Heinrich Heine

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"Là ou on brûle des livres, on fini par brûler des hommes"

  Heinrich Heine

21:52 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Citations, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hommes, livres |  Facebook |

De Golda Meir

 

GoldaMeir

"Le Pessimisme est un luxe, qu'un juif ne peut jamais se permettre."

Golda Meir
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"Je préfère les reproches aux condoléances"

Golda Meir
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"Nous aurons la paix avec les arabes que lorsqu'ils aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous détestent"

Golda Meir
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"Nous pouvons pardonner aux arabes de tuer nos enfants, nous ne pouvons leurs pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants"

Golda Meir

 

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Qu'est l'antisionisme ?

4-avril-1968-martin-luther-king

"Qu'est l'antisionisme ?
C'est le désir du peuple juif d'un droit fondamental,
C'est de la discrimination envers les juifs.
En un mot, c'est de l'antisémitisme

Martin Luther King- 1967

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