20/08/2013

Dachau: Merkel exprime sa "tristesse profonde" et sa "honte"

Dachau: Merkel exprime sa "tristesse profonde" et sa "honte"

© ap.

La chancelière Angela Merkel a exprimé mardi sa "tristesse" et sa "honte" "profondes" au camp de concentration de Dachau où elle a fait une visite historique mais controversée, à près d'un mois des élections législatives.

"Le souvenir des destins (fracassés des détenus) me remplit d'une tristesse et d'une honte profondes", a souligné la chancelière allemande au cours d'une brève allocution pendant sa visite, la première d'un chef de gouvernement allemand dans ce camp proche de Munich (sud).

"Chaque détenu du camp de Dachau ou d'autres camps de concentration avait évidemment une histoire personnelle qui a été interrompue ou même anéantie", a souligné Angela Merkel, qui a également déposé une gerbe de fleurs avant de s'entretenir avec des survivants au cours de cette visite d'une heure.

Le camp de Dachau, où figure à l'entrée la sinistre devise des nazis "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre"), incarne "un chapitre effroyable et sans précédent de notre histoire", selon elle.

"En même temps, cet endroit est un avertissement insistant : comment a-t-on pu en arriver en Allemagne à ce qu'on retire le droit de vivre à des gens en raison de leur origine, de leur religion (...) de leur orientation sexuelle ?" a interrogé la chancelière, qui prononçait ce discours sur la place d'appel du camp où périrent plus de 43.000 personnes, selon les responsables du Mémorial.

La dirigeante, en tailleur anthracite, le visage fermé et la voix empreinte d'émotion, a également rappelé qu'une "immense majorité des Allemands" avait fermé les yeux ou n'avait rien fait contre la déportation des Juifs ou des opposants politiques.

Cette visite, accompagnée de survivants, "est un pont de l'Histoire vers le présent et vers l'avenir que nous voulons continuer de bâtir", a-t-elle conclu.

Ce déplacement de la chancelière, en pleine campagne électorale pour les législatives du 22 septembre, devait se poursuivre par un meeting électoral sous une "tente à bières" dans cette localité, ce qui a suscité des critiques.

Les Verts allemands et certains médias avaient ainsi jugé maladroite la concomitance de ces deux événements dans une même journée.

Le camp de Dachau avait ouvert en mars 1933, peu après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, pour des prisonniers politiques. Ce fut le premier des camps nazis, et il a servi de modèle.

Plus de 200.000 opposants politiques, homosexuels, Juifs, handicapés, Tziganes ou prisonniers de guerre y furent internés, dont l'ancien Premier ministre français Léon Blum, qui était juif. Plus de 41.000 d'entre eux y furent tués, ou moururent d'épuisement, de faim ou de maladie avant que le camp ne soit libéré par les Américains en avril 1945.

Aujourd'hui il accueille quelque 800.000 visiteurs par an.

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22:24 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Camps, Dachau le Camp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2009

La Libération à Dachau

A la Libération à Dachau, des corps empilés prêt à être brûlé :

Avril-début mai 1945

Dachau

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01/03/2009

Des restes humains retrouvé dans un four

Des restes humains retrouvé dans un four.

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Des restes humains que l'on na retrouvé dans un four crématoire du camp de concentration de Dachau, après la libération, le 19 avril 1945

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09/08/2008

Camp de Dachau

 camp de Dachau

Le camp de Dachau fut mis en service le 31 mars 1933, quelques jours après le vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler par le Reichstag.

Ce fut le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l'un des rares construits avant la mort du président Hindenburg en 1934. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels et Tsiganes. Chacun y connut la souffrance, la faim et y côtoya la mort. Dachau comptera plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regrouperont 75 000 détenus. Son existence était connue en dehors des frontières dès 1934. Il était considéré par les nazis comme représentant le prototype des camps au même titre que plus tard, le camp d'Auschwitz. Ce fut le commandant Theodor Eicke qui en développa les plans. Plus tard, Eicke devint d'ailleurs inspecteur en chef de l'ensemble des camps.

De l'extérieur, le camp semblait un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordaient l'ensemble. À l'entrée, sur le portail noir (cf. image ci-dessous), on peut aujourd'hui encore, lire l'inscription suivante : (de) Arbeit Macht Frei; le travail rend libre. Mais le but ultime de cette opération nazi était la mort. S'y trouvaient en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers étaient entassés dans des baraquements (il y avait 34 baraques), chacune devant contenir 208 prisonniers, mais, du fait du surentassement, au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient 1 600 détenus dont la plupart dans un état cadavérique, ne portant que la peau sur les os. Le camp reçut ainsi plus de 200 000 prisonniers venus de plus de 30 pays. Ils étaient confrontés à l'enfer : travaux forcés dans les pires conditions (froid, chaleur, etc.), sévices sur le corps, manques insaisissables de nourritures, manque d'hygiène, suicides forcés,...

En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arriva à Dachau. Le 2 juillet 1944, un convoi partit de Compiègne avec plus de 2 000 détenus : à son arrivée, le 5 juillet, il y avait plusieurs centaines de morts.[1]

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périrent dans le camp même. En 1945, une épidémie de typhus se déclara, entraînant de nombreux décès, dont celui de René Carmille, le 25 janvier 1945. C'est à cette époque qu'une chambre à gaz fut adjointe, bien qu'il n'ait jamais été prouvé qu'elle fut utilisée. Les malades et les inutiles étaient plutôt transférés au sinistre château de Hartheim, où des milliers furent assassinés au gaz. À l'intérieur du camp, se trouvait une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments furent expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De plus, de nombreux prisonniers furent transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.

Camp de Dachau

Camp de Dachau

Les prisonniers vivaient dans des lits superposés et ils se battaient pour avoir les lits supérieurs afin de ne pas recevoir les excréments qui suintaient vers le bas. Ceux qui essayaient de s'échapper et qui étaient repris subissaient un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la Gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissaient souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps furent jetés dans les fosses communes.

Les Allemands pénétraient peu dans les lieux et l'état-major restait cantonné à la Kommandatur. La discipline était faite par les Kapos qui étaient choisis par les Allemands parmi les plus pervers des prisonniers. La hiérarchie entre prisonniers s'établissait de façon animale, les plus faibles étant rejetés dans les lits du dessous. Leur durée de vie était évidemment courte, vu les mauvaises conditions d'hygiène.

01:09 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Dachau le Camp | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maladie, hygiene, corps, lits, nazis, epidemie, gestapo, allemands, dachau |  Facebook |