06/09/2009

Les Américains arrivent au camp d’Auschwitz

Les Américains arrivent au camp d’Auschwitz

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La conviction de l’imminence de notre libération mobilisait mes dernières forces et stimulait ma volonté de vivre, mais en dépit de tous mes efforts, je ne pouvais empêcher la dégradation graduelle de mon physique et de mon moral. Le temps me semblait figé. Je demeurais toujours sur la charpente de mon toit et observais sans intérêt le grouillement des poux sur ma couverture. Je ne portais  guère plus d’attention aux lamentations et aux plaintes qui s’élevaient au-dessus de mon gîte. Je vivais dans un état de somnolence.

Réveillé en sursaut par le fracas des combats, j’entendis enfin le bruit tout proche des mitrailleuses et les détonations des grenades. Aussitôt après, quelques personnes se précipitèrent dans la baraque, les bras levés, criant avec exaltation : « Nous sommes libres, camarades ! Nous sommes libres ! ».

Cet instant, sur lequel s’étaient fixés toutes mes pensées et tous mes espoirs depuis trois interminables années, me semblait désormais vide de signification. Je ne ressentais aucune joie, aucune émotion. Je me laissais tomber au sol de »puis ma poutre et me glissais à quatre pattes jusqu'à la porte. Lorsque je fus dehors, le me traînais un peu plus loin et m’allongeais simplement sur la terre, où je m’endormis d’un profond sommeil.

Je fus réveillé par un bruit régulier de moteurs. Je me levai avec difficulté et me rendis lentement jusqu’à la route voisine où, à quelques mètres de distance, défilait avec un fracas assourdissant une longue colonne de blindés américains. Je suivis des yeux les colonnes d’acier et compris alors que tout était fini.

Je n’étais plus qu’une épave vivante, l’ombre de moi-même. Je n’étais même plus capable de ressentir une émotion. Pas une larme de joie sur mon visage, aucune explosion d’enthousiasme dans mon cœur. Fermé à tout sentiment, Je regardais au loin, dans le vide, incapable de réaliser que j’avais définitivement échappé au commando spécial d’Auschwitz.

Extrait du livre : Trois ans dans une chambre à gaz d’Auschwitz (témoignage de l’un des seuls rescapés des commandos spéciaux.) Filip Müller préface de Claude Lanzmann.

20:35 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Commandos spéciaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : temoignage, auschwitz, liberation |  Facebook |

Commentaires

Petite rectification, se ne sont pas les américain qui ont libérées aushwitz mais l'armée rouge

Écrit par : ????? | 31/03/2012

OU ÉTIEZ VOUS QUAND LA NEIGE ÉTAIT GRISE .OU ÉTIEZ VOUS QUAND LE FEU DU DIABLE DÉVORER LEUR AMOURS .A PRESSENT QUE LE SILENCE ET LES CORBEAUX ON REPRIS LEURS DROIT. A CE QUI ME DISE Q' UIL FAUT METTRE UNE CROIX SUR LE PASSÉE JE DIT Q UIL EST trop facile DE METTRE UNE CROIX SUR UN PASSE OU ON EST pas PASSE.. ALLUSION A LA CROIX QUE VOULAIT METTRE L EGLISE CATHOLIQUE A L ENTRÉE DU CAMP DE L HORREUR. A uschwit Z L HORREUR DE A...... Z

Écrit par : Halfon | 09/04/2013

non!!! pas de x sur le passé , ils reviennent ,ils n'attendes que cela !!! une x oui mais sur le nazisme et extrème droite et gauche afin de vivre libres!!!

mais soyons très VIGILANTS!!!!!

Écrit par : choloux | 22/12/2013

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