12/08/2016

Je me suis échappée du Vel' d'hiv.

Je me suis échappée du Vel' d'hiv.

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10/08/2016

Les enfants otages de Bergen-Belsen

Les enfants otages de Bergen-Belsen


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Déportation : L'enfant Juif et les dents en or

Déportation : L'enfant Juif et les dents en or


 

 

 

 

 

 

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03/07/2016

Cérémonies en mémoire des victimes du pogrom de Kielce en 1946

Cérémonies en mémoire des victimes du pogrom de Kielce en 1946

 

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Un kaddish, prière juive pour les morts, et des prières chrétiennes ont été récités dimanche à la veille de la commémoration du pogrom de Kielce de 1946, dans lequel une quarantaine de juifs avaient été tués plus d'un an après la défaite du nazisme.

Les habitants de Kielce ont participé à la Marche de mémoire et de prière organisée depuis dix-sept ans sur les lieux de ces événements tragiques, notamment via la rue Planty 7/9 où les massacres ont été commis.

42 victimes
Le 4 juillet 1946 des membres de la police communiste, des soldats polonais, de simples ouvriers de l'aciérie voisine, poussés par une rumeur de tentative de meurtre rituel sur un garçon polonais de sept ans, attaquent une maison au 7/9 rue Planty, occupée par des juifs de passage.

La plupart des victimes revenaient d'Union soviétique, quatre d'entre-elles du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, situé en territoire polonais.

Les noms des victimes ont été lus devant cette maison ornée aujourd'hui de trois photos géantes de juifs tués lors du pogrom.

Le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich a récité des prières aux morts.

Une tragédie
La Pologne doit se souvenir non seulement des pages glorieuses de son histoire, mais "également des événements qu'il faut condamner. Le pogrom de Kielce dont nous nous souvenons aujourd'hui en est un", a écrit la Première ministre Beata Szydlo dans une lettre lue dimanche devant les participants aux commémorations.

"Il y a 70 ans, peu après la guerre meurtrière et le drame de l'Holocauste, à Kielce le sang des innocents avait de nouveau coulé", a déclaré Mme Szydlo.

"Cette tragédie fait encore l'objet d'études par les historiens. Mais aucune provocation ne peut être une justification de la haine et de la violence", a-t-elle ajouté. Une provocation des services secrets communistes est l'une des thèses souvent évoquées par les historiens polonais.

Lundi, des cérémonies officielles auront lieu en présence du président polonais Andrzej Duda.

source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2786343/2016/07/03/Ceremonies-en-memoire-des-victimes-du-pogrom-de-Kielce-en-1946.dhtml

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08/09/2015

Le prince Albert fait acte de repentance pour le rôle de Monaco durant la Shoah

Le prince Albert fait acte de repentance pour le rôle de Monaco durant la Shoah

66 Juifs furent raflés dans la nuit du 27 au 28 août 1942 et remis aux Français de Vichy; 9 ont survécu

Dans un geste de repentance sans précédent, le prince Albert II de Monaco a demandé pardon jeudi pour le rôle joué par la principauté dans la déportation des Juifs vers les camps nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

La police monégasque avait en effet raflé plusieurs dizaines de Juifs qui avaient cherché refuge sur le Rocher, pensant être à l'abri des persécutions des nazis et de leurs collaborateurs français.

Le prince Albert II a dévoilé jeudi une stèle au cimetière de Monaco qui comprend les noms des 90 Juifs monégasques ou résidents, dont 66 furent raflés dans la nuit du 27 au 28 août 1942. Seul neuf d'entre eux ont survécu. Cet anniversaire sera désormais un jour de commémoration. L’intervention du prince s’est faite en présence du Ministre d’État Michel Roger et de Serge et Beate Klarsfeld, qui œuvrent depuis des années pour une meilleure connaissance de la Shoah.

"Le dire aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. Le dire aujourd’hui, devant vous, c’est demander pardon", a déclaré le souverain de la petite principauté au cours d'un discours émouvant.

"Nous avons commis l'irréparable en livrant des ...femmes, des hommes et un enfant qui étaient venus se réfugier chez nous pour échapper aux persécutions dont ils étaient victimes en France", a jouté le prince.

"Nous ne les avons pas protégés. C'était notre responsabilité. Ils étaient dans la détresse, ils sont venus spécifiquement chercher refuge chez nous pensant qu'ils y trouveraient la neutralité", a-t-il reconnu.

Cette sortie du silence par Albert II intervient à la suite d’un long processus entamé par le prince Rainier III en 1993. Dès son avènement, le prince Albert avait souhaité mener à son terme le recensement de tous les Juifs de Monaco capturés et déportés. Au printemps 2011, une commission d’experts avait débuté la rédaction d’un rapport, remis au prince en février dernier.

Il a fallu se plonger dans les archives policières de la principauté en 1944, et identifier chacune des personnes raflées. Et c’est avec l’appui des archives de Monaco et de la Sureté Publique que le travail a pu se faire, ouvrant la voie au prince pour cette reconnaissance historique, qu’Il avait promise aux familles des victimes.

Le Palais royal a comparé cet acte de repentance à celui du président Jacques Chirac en 1995 qui avait reconnu le rôle joué par la France dans la déportation des Juifs durant la Shoah.

Le président du Congrès juif européen Moshé Kantor a chaleureusement accueilli l'initiative monégasque. "Nous nous félicitons de l'événement d'aujourd'hui et du désir de la principauté d'examiner de manière adéquate son rôle au cours des jours sombres de l'occupation nazie. Il n'y a pas de prescription pour une vraie introspection et pour les regrets", a dit Kantor.

La principauté de Monaco était officiellement neutre lors du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale en 1939. Elle a été ensuite occupée par les Italiens, puis par les Allemands. Le gouvernement monégasque mentionne les efforts d'un prêtre, d'un chirurgien et de quelques autres personnes pour protéger les Juifs à Monaco, puis des pressions auxquelles les autorités de l'époque auraient été soumises de la part des Français collaborationnistes de Vichy.

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14/08/2015

Esterwegen, Börgermoor, Neusustrum

Esterwegen, Börgermoor, Neusustrum

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Les débuts

Les deux camps les plus importants de l’Emsland sont Esterwegen et Börgermoor (Moor signifiant marais). On sait peu de chose sur ces camps, tant l'administration locale a fait tout ce qu'elle pouvait pour « oublier » l'existence de ce camp, et jusque dans les année 1970, il était même interdit de photographier…

Le 20 juin 1933 le ministère de l’Intérieur de la Prusse décide la création à Börgermoor, Esterwegen et Neusustrum de trois camps avec une contenance de 5 000 « Schutzhäftlinge ». Dans ce but est constitué le 28 juin à Papenbourg la « Verwaltungsdirektion der staatlichen Konzentrationslager » ou « direction administrative des camps de concentration », direction remise aux SS en juillet, avec à sa tête le SS-Standartenführer Brinkmann.

La construction du KZ Esrewegen (en réalité un camp double) est achevée mi août et est dénommé Lager II et Lager III, bien que les deux camps soient entourés d’une clôture unique (et plus tard d’un mur unique). Sont nommés à la tête des camps les SS-Untersturmführer Heinrich Katzmann (Lager II) et Martin Seehaus (Lager III)

Aussitôt débutent les exactions et meurtres dans les camps, mais aussi aux alentours, envers la population civile. Aussi en novembre 1933, après de nombreuses plaintes de la population et des autorités civiles, le ministère de l’Intérieur Prussien retire les SS et confie la garde du camp à des unités armées composées de 80% de SA et de 20% de SS, et soumet la direction du camp non plus à la Police d’Etat, mais au président du conseil d’état de Prusse, Viktor Lütze, qui est aussi SA-Gruppenführer. En avril 1934, les camps de concentration de Börgermoor et Neusustrum sont transformés en « camp de détention » sous l’autorité du ministère de la justice de la Prusse. Esterwegen reste donc le seul camp de « concentration » sous la direction du Hauptsturmführer Heinrich Remmert.

En juin 1934, après la Nuits des longs couteaux, et après avoir chargé Théodor Eicke de réformer les camps de concentration, Himmler soumet à son autorité le Lager Esterwegen et y place le 1 juillet le SS-Standartenführer Hans Loritz comme nouveau commandant, commandement que ce dernier exerce jusqu’en mars 1936. Comme dès le 1 août 1933, le nouveau règlement des camps de Eicke est mis en application dans tous les camps du Reich. La loi du « tout est possible » devient la règle d’or avec son cortège de mesures répressives, de brimades de tortures et de mises à mort. En automne, arrive un nouveau groupe de détenus : ce sont les criminels de droit commun. En octobre 1935, ils seront 475. Les plus redoutés.

2.2.2. 1936-1940

Suite à l’amnistie générale de noël 1935 qui avait libéré de très nombreux « Schutzhäftlinge », le camp d’Esterwegen compte « encore » 812 détenus, principalement des communistes et quelques sociaux-démocrates. Rapidement, le camps va se remplir : arrivent des membres d’autres partis ou de syndicats, des intellectuels, des témoins de Jéhova et des Juifs. Parmi les plus connus, Carl von Ossietzky, Friedrich Ebert junior, Ernst Heilmann, Julius Leber, Bernhard Bästlein, Theodor Neubauer et Werner Finck.

Le 1 avril 1936 le SS-Sturmbannführer Karl Otto Koch devient nouveau commandant du camp et planifie son agrandissement. Mais en septembre Esterwegen cesse d’être camp de concentration, au profit du KL Oranienburg Sachsenhausen pour raisons de « Défense de l’Etat ». Le 12 juillet 1936, 50 prisonniers d’Esterwegen partent à Oranienbourg-Sachsenhausen pour y commencer la construction du camp de concentration du même nom. Ils sont suivis en août-septembre 1936 par des prisonniers politiques et de droit commun (1.000 au total).

Le 7 janvier 1937 le ministère de la Justice du Reich reprend le camp à son compte, qu’il baptise « Lager VII », comme 7è « Camp de travail » de l’Emsland. La garde en est confiée à la SA-Pionierstandarte 10, déjà connue pour avoir exercé ses terribles sévices fin 1933. Jusqu’en 1940, le camp va recevoir principalement des condamnés de droit commun : criminels, voleurs, maîtres chanteurs et autres… qui composent 80% de la population des détenus. Les autres sont des homosexuels, nouvelle catégorie de détenus, ou des politiques, qui seront transférés vers le « Lager II Aschendorfermoor » courant 1937. A partir de 1940 arrivent de plus en plus de soldats de la Wehrmacht condamnés pour refus de servir, retards de rentrées de permission, démoralisation des troupes combattantes. A partir de 1942, cette catégorie représente plus de 50% des internés.

2.2.3. Durant la guerre

A partir de 1941, Esterwegen et Börgermoor deviennent des satellites du grand camp de concentration de Neuengamme. Les conditions de vie dans le camp se dégradent nettement : la journée de travail passe à 12 heures minima, les condition d’hygiène sont déplorables, la famine sévit. A partir de mai 1943, une nouvelle section est créée dans le camp, le « Camp Sud », strictement isolé de l’autre camp : il est destiné à recevoir les fameux « NN » (Nuit et Brouillard), résistants principalement Français, Belges et Hollandais (en plus petit nombre) : jusqu’au 14 avril 1944 arrivent dans l’Emsland 66 « transports » avec 2.696 prisonniers « NN ». Comme le « camp sud » est plein, entre 500 et 600 « NN » sont transférés dans le camp de Börgermoor en février 1944.

L’internement des « NN » à Esterwegen se fait dans le secret le plus strict. Les détenus sont marqués du signe « NN » et il leur est interdit de communiquer avec l’extérieur. Parmi eux, il est attesté que 165 Belges et 9 Français ont été condamnée à mort par des tribunaux allemands et exécutés à Munich-Stadelheim, Dortmund, Wolfenbüttel, Braunschweig, Cologne et Brandenburg-Görden. 12 autres Belges, membres du mouvement de résistance « De Zwarte Hand » (La main noire) sont condamnés à mort le 15 janvier 1943 à Wuppertal-Elberfeld par le tribunal populaire, transférés à Esterwegen et fusillés le 7 août 1943 à Lingen-Schepsdorf. Le 10 février 1944 le ministre de la justice Thierack ordonne le transfert de tous les « NN » d’Esterwegen vers l’Est, pour être jugés par le tribunal populaire de Katowice. Un premier convoi de 900 « NN » part le 14 mars pour la maison de correction de Gross-Strehlitz. La plupart d’entre eux seront transférés plus tard dans le KZ de Gross Rosen. On ne sait rien des autres.

2.2.4. La fin

Le 1 janvier 1945 on dénombre à Esterwegen environ 1.550 prisonnier, parmi lesquels de nombreux détenus des deux Kommandos extérieurs Nord et Ouest, rapatriés dans le camp principal. En avril, les détenus sont transférés dans le camp d’Aschendorfermoor où ils seront libérés. Fin avril 1945, les Anglais utilisent le camp pour y rassembler provisoirement les Russes, « Displaced Persons ». Puis ils y interneront plus de 2 .100 criminels de guerre allemands en attente de leur jugement.

Source :article.php?pArticleId=48&pChapitreId=6205&pSousC...

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02/02/2015

LE ROYAUME INÉBRANLABLE


LE ROYAUME INÉBRANLABLE
 
QUAND LA TERRE TREMBLE
 
Dans les quinze dernières années, il a été difficile de ne pas être affecté par les grands tremblements de terre qui ont secoué la planète. En décembre 2004, l'énorme tsunami d'Asie du sud et de l'océan Indien ravagèrent les côtes de neuf nations. Plus de 250.000 personnes trouvèrent la mort et des millions perdirent leurs maisons. Les scientifiques nous disent que non seulement ce grand désastre a changé les contours de l'Asie, mais il a fait aussi vacillé la terre sur son axe. Neuf mois et demi plus tard, en octobre 2005, un autre tremblement de terre dévastateur qui fit 80.000 morts, se produisit dans la région du Cachemire au Pakistan. Des millions de gens se retrouvèrent sans abri. Puis, en plus des tremblements de terre au Chili et en Nouvelle-Zélande, l'horreur de celui qui s'est déroulé à Haïti fit encore un quart de million de morts. Enfin, un tsunami résultant d'un tremblement de terre, a frappé la côte nord-est du Japon, faisant surgir le spectre d'une catastrophe nucléaire et un empoisonnement à grande échelle provoqué par la contamination radioactive.
 
Il se passe quelque chose dans le monde : d'énormes tremblements de terre, des morts par millions, des tempêtes sans précédent. Il se peut que ce soit une coïncidence, mais cela me rappelle les paroles du Seigneur, «Une fois encore j'ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.» (Héb. 12. 26). Un grand ébranlement est certainement en train de saisir les nations.

 
Souvenez-vous que Jésus nous a avertis que de grands tremblements de terre feraient partie d'une série de catastrophes naturelles, appelées les «douleurs de l'enfantement», qui annonceraient la fin des temps.
 
«Il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel.»
(Lc 21. 11)
 
«Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.» (Matt. 24. 7, 8 et Mc 13. 8).
 
En d'autres termes, Il nous a dit de nous attendre à ce que les désastres naturels augmentent en magnitude et en fréquence, comme si la terre elle-même s'effondrait sous le poids du péché. Ésaïe dit :
 
«La terre est déchirée, la terre se brise, la terre chancelle.La terre chancelle comme un homme ivre, elle vacille comme une cabane ; son péché pèse sur elle, elle tombe et ne se relève plus.» (És. 24. 19, 20).
 
Si en réalité, nous vivons les dernières décennies de la fin des temps, nous ne devrions pas nous attendre à ce que la planète reste calme ou tranquille. Dieu utilisera ces calamités pour attirer à Lui des multitudes, mais nous devrions être conscients qu'elles vont devenir de plus en plus graves.
 

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Message émouvant aux Juifs de France et d'Europe

Message émouvant aux Juifs de France et d'Europe

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25/11/2014

8 chaussures volées au musée du camp nazi de Majdanek

8 chaussures volées au musée du camp nazi de Majdanek

 

78.000 prisonniers dont 60.000 Juifs y ont été exécutés dans ce camp de l'est de la Pologne

 

Archives Yad Vashem
"Tas de chaussures dans un camp de concentration nazi"Archives Yad Vashem

Huit chaussures de déportés ont été volées de l’exposition du musée de l’ancien camp nazi allemand de Majdanek (est de la Pologne), a indiqué à l’AFP sa porte-parole Agnieszka Kowalczyk-Nowak.

"La disparition des chaussures a été remarquée lors d’une ronde régulière d’un employé du musée samedi dernier. Le fil métallique de la grille contenant quelques centaines de chaussures au baraquement numéro 52 a été coupé", a-t-elle précisé.

 

"Après le décompte des chaussures, la disparition de huit d’entre elles a été constatée", a-t-elle précisé. "La police a ouvert une enquête".

 

C’est dans ce baraquement où ne sont exposés que des chaussures, que les visiteurs peuvent se rendre compte de la dimension des crimes nazis. "Plusieurs milliers de chaussures de victimes des nazis y sont exposés sur 280.000 au total qui se trouvent au musée", a-t-elle expliqué.

 

Selon les données du musée du camp, 78.000 prisonniers dont 60.000 Juifs y ont été exécutés, assassinés dans les chambres à gaz, ou sont morts de faim, de maladies ou d’épuisement au travail.

 

Au total, 150.000 personnes sont passées par ce camp.

 

"Nous ignorons les motifs de ce vol. Mais c’est une grosse perte pour le musée, ces objets ont une grande valeur historique", a déploré la porte-parole.

 

L’année dernière, un bonnet de prisonnier, retiré d’une vente aux enchères aux Etats-Unis, a été restitué au musée où il avait été volé il y a plus de vingt ans.

 

Il avait été placé sur le site e-Bay avec un prix de départ de 1.750 dollars américains.

Wikipedia

 

Un antiquaire l’a signalé en juin au ministère polonais de la Culture qui a demandé au FBI américain de retirer cet objet de la vente. Finalement, le bonnet à été transmis au ministère polonais le 29 août par l’ambassadeur des Etats-Unis à Varsovie.

 

En 1989, l’ancien camp nazi de Majdanek avait fait l’objet d’un autre vol spectaculaire : un artiste suédois y avait volé des cendres de victimes d’un four crématoire.

 

En décembre 2012, Carl Michael von Hausswolff a exposé dans une galerie de Lund (sud de la Suède) une aquarelle peinte, selon lui, avec des cendres ramassées en 1989 au camp de Majdanek, diluées dans de l’eau.

 

Les justices polonaise et suédoise ont classé leur enquête sur ce vol, arguant de la prescription.

 

Le camp de Majdanek a été installé par l’Allemagne nazie près de la ville de Lublin en 1941 et a fonctionné jusqu’en 1944.

 

Avec AFP

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17/09/2014

Découverte des chambres à gaz de Sobibor

Découverte des chambres à gaz de Sobibor

250.000 Juifs ont été exterminés dans le camp, seulement 64 ont survécu

Yad Vashem
 

Il aura fallu attendre près de 70 ans pour découvrir l'endroit exact des chambres à gaz du camp d'extermination de Sobibor situé dans l'Est de la Pologne aux confins de la Biélorussie et de l'Ukraine.

Lors des fouilles archéologiques qui ont été menées et ont permis la découverte des sinistres chambres à gaz, on a retrouvé une bague en or sur laquelle était gravée la célèbre formule de "Tu m'es à présent sanctifiée" ('הרי את מקודשת לי').

Les chambres à gaz de Sobibor ont fonctionné à partir de 1943 et près de 250.000 Juifs y ont été exterminés.

"La découverte de l'emplacement exact des chambres à gaz du camp de Sobibor est une des plus importantes des études sur la Shoah", a déclaré au site Mako l'historien David Silberklang qui dirige l'Institut international pour la recherche de la Shoah à Yad Vashem à Jérusalem.

"Il est important de comprendre qu'il ne subsiste aucune trace des Juifs qui ont travaillé sur le site des chambres à gaz, c'est la raison pour laquelle cette découverte est un témoignage de ce qui reste des personnes qui ont été assassinées. En fait, une petite fenêtre s'est ouverte sur leur souffrance quotidienne", ajoute-t-il.

"C'est la première fois que nous serons en mesure de mieux connaître le processus d'extermination dans le camp et ce que les Juifs ont subi jusqu'à ce qu'il soient tués. En outre, la détermination de la taille exacte des chambres à gaz nous permettra de nous rendre compte de leur capacité et ainsi d'évaluer plus précisément le nombre de personnes exterminées dans le camp de Sobibor", a précisé David Silberklang qui a souligné que ces éléments viendront compléter les témoignages des survivants qui avaient réussi à s'échapper du camp lors de la célèbre révolte.

Les fouilles archéologiques ont commencé en 2007 sous la direction des archéologues israélien Yoram Haïmi et polonais Wojtek Mazurek.

Au cours des fouilles, des milliers d'objets personnels ont été découverts: des bagues, des pendentifs, des boucles d'oreilles, des bijoux de toutes sortes, des bouteilles de parfum, des boîtes à pilules, des couverts, etc...

"Après 8 ans de fouilles à Sobibor, il s'agit d'un beau succès pour mon équipe de chercheurs et moi-même, nous avons enfin atteint notre but, à savoir la localisation exacte des chambres à gaz", a confié Haïmi à Mako.

"Nous avons été surpris par la taille de la structure et l'état de conservation des parois de la chambre à gaz. Le moment le plus émouvant fut lorsque nous avons trouvé à côté de la chambre à gaz cette alliance avec la célèbre bénédiction juive de mariage 'Tu m'es à présent sanctifiée' ".

La construction du camp commence en mars 1942. Le camp est situé loin d'un village mais près d'une petite gare ferroviaire. le Boug, fleuve qui marque la frontière entre le gouvernement général de Pologne et le Reichskommissariat d'Ukraine est à 5 km. Le camp est entouré de forêts et de marécages.

Le camp I est composé de baraquements où s'entassent les déportés juifs réquisitionnés pour le travail. Ils sont maintenus en vie temporairement et régulièrement tués pour être remplacés par des nouveaux déportés. Dans le camp II, arrivent les déportés. Il contient les baraques dans lesquelles les victimes doivent se dévêtir et déposer leurs objets de valeur. Dans le camp III se déroule l'extermination. Il se situe au nord-est dans un endroit très éloigné, totalement isolé du reste du camp.

Le camp III est relié au camp II par un chemin large de trois mètres, long de 150 mètres, clôturé par des barbelés avec des branches d'arbres entrelacées, le "boyau" (Schlauch), qui mène directement aux chambres à gaz ; à mi-chemin se trouve la "boutique du coiffeur", baraque dans laquelle des détenus Juifs coupent les cheveux des femmes.

Wikipedia

Au cœur du processus d'extermination, le camp III contient les chambres à gaz, les fosses communes, un baraquement pour les membres du Sonderkommando (unités de travail dans les camps d'extermination, composées de prisonniers, Juifs dans leur très grande majorité, forcés à participer au processus de la Solution finale) et un autre pour des gardes ukrainiens. Les fosses communes, longues de cinquante à soixante mètres, larges de dix à quinze mètres et profondes de six mètres, avec des parois pentues, sont directement reliées à la gare du camp par une voie ferrée étroite pour y amener les cadavres des déportés morts pendant le transport.

Le 5 juillet 1943, Himmler, qui avait visité le camp en février, ordonna de transformer Sobibor en camp de concentration. Cet ordre signifiait l'arrêt de mort des corvées juives qui travaillaient aux quais et aux chambres à gaz.

Il était évident pour eux qu'étant témoins de l'extermination de dizaines de milliers d'innocents, les SS ne permettraient pas à un seul d'entre eux de rester en vie. Ils apprirent le soulèvement des déportés à Treblinka début août et un projet de révolte se mit en place. Le 23 septembre arrive un convoi de Juifs biélorusses tous affectés à la construction de bâtiments ; avec Léon Feldhendler comme chef, secondé par Alexander Petcherski, un prisonnier de guerre russe juif surnommé Sacha, le 14 octobre 1943, la révolte éclate dans le camp.

Les révoltés réussissent à désarmer des gardiens, à en tuer une douzaine et à ouvrir une brèche dans les barbelés. Plus de 300 déportés réussissent effectivement à sortir du camp, mais seulement 47 survivent à leur fuite. Des dizaines d'entre eux trouvent la mort dans le champ de mines entourant le camp. À l'occasion de cette émeute, les SS assassinent presque tous les prisonniers du camp qui n'avaient pas pu s'enfuir ou même qui n'avaient en rien participé à la résistance, soit plusieurs centaines de personnes. Seuls quelques-uns sont conduits dans d'autres camps. En tout et pour tout, seulement 64 prisonniers survivent à la guerre. Cette révolte fut l'une des trois qui éclatèrent dans les camps d'extermination (avec celle de Treblinka le 2 août 1943 et celle du Sonderkommando de Birkenau le 7 octobre 1944).

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04/08/2014

Auschwitz : un rabbin condamné à une amende pour une prière juive de la Sho

Auschwitz : un rabbin condamné à une amende pour une prière juive de la Shoah



AUSCHWITZ

Un rabbin accompagnant un groupe du mouvement de jeunesse Bnei Akiva d’Australie et d’Afrique du Sud, a été contraint par les gardes du camp d’Auschwitz à s’acquitter d’une amende de 1000 zlotys (260 euros), pour ne pas avoir empêché les jeunes de réciter une prière juive liée à la Shoah.

Le rabbin Rafi Ostroff, qui est également le chef du Conseil religieux du Bloc Etzion, a expliqué sur sa page Facebook que son groupe a été à plusieurs reprises importuné par les gardes qui ont exigé qu’il cesse de réciter des prières lors de la visite.

« Nous sommes allés à Birkenau. Dans une partie isolée du camp les garçons ont commencé spontanément à chanter « Ani Maamin », une prière récitée par les victimes avant d’être assassinées. Un garde a exigé qu’on se taise. Je lui ai dit que le groupe priait avec son cœur et que je n’avais pas à le lui interdire. Puis, il a menacé de m’arrêter et a appelé la police. », a-t-il expliqué sur sa page Facebook.

« Dans mon groupe, quelques garçons ont ou ont eu des grands-parents qui ont été faits prisonniers ou ont été assassinés à Auschwitz. Nous avons beaucoup pleuré ce jour-là quand ils ont partagé leurs histoires avec nous. J’ai été menacé d’un jour de prison ou de payer une amende de 1000 zlotys (environ 260 euros). J’ai préféré payer car il était 2 heures avant Chabbat. », a-t-il ajouté.

« Il est totalement inacceptable que l’administration du camp traite des groupes juifs comme si nous étions des touristes. Ils doivent être attentionnés et compatissants pour les groupes juifs. Nous nous ne rendons pas ici par curiosité. C’est un voyage dans les profondeurs de nos âmes », a poursuivi le rabbin.

« Si l’administration du camp ne comprend pas cela, alors ils sont incompétents à gérer ce lieu sacré. La prochaine fois ils nous interdiront de porter des drapeaux israéliens car ils pourraient offenser quelqu’un… J’exige des excuses officielles de l’administration du camp et le remboursement de l’amende que j’ai dû payer. », a-t-il conclu.

Le site a présenté ses excuses pour le comportement de son personnel et a assuré que cela ne se reproduira plus avec des groupes juifs.

« Ani Maamin », est tiré des « Treize Articles de la Foi » de Maïmonide. « Ani Maamin Béémouna Cheléma Beviat Hamachia’h ; Veaf Al Pi Cheyitmaméa, Im Kol Zé A’haké Lo Bekhol Yom Chéyavo ». « Je crois d’une foi parfaite dans la venue du Machia’h. Et même s’il venait à tarder, malgré tout ce qui arrive, j’attendrai chaque jour qu’il vienne ».

Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info 

Source : http://www.lemondejuif.info/2014/08/auschwitz-rabbin-condamne-amende-priere-juive-shoah/

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"Le CRIF s'associe à la journée internationale de commémoration de l'extermination des Tziganes"

"Le CRIF s'associe à la journée internationale de commémoration de l'extermination des Tziganes"

Par Yonathan Arfi (vice-président du CRIF - Président de la commission des relations internationales) et Claude Hampel (Président de la commission du souvenir)

La commémoration de la liquidation des Zigeunerlager (“Camp tzigane”) à Auschwitz-Birkenau, le 2 août 1944, a été déclarée Journée de commémoration de l’extermination des Roms et des Sinti depuis 1997.

Une tentative de liquidation avait déjà eu lieu le 16 mai 1944 mais, lorsque l’ordre fut donné de se diriger vers les chambres à gaz, quatre mille tziganes, incluant des femmes et des enfants, avaient réagi à coups de barres, de bâtons et de pierres. Face à cette rébellion, les SS décidèrent de reporter la liquidation à la nuit du 2 août. Cette liquidation concerna 2897 détenus (plus de mille ayant été transférés entre temps à Buchenwald, et d'autres étaient morts des suites de privations).

 

 

 

 

Le 2 août est ainsi le jour de la mémoire du Porrajmos, l'extermination du peuple rom.

Le CRIF s'associe aux démarches des associations roms demandant par ailleurs que soit établi un lieu de mémoire sur le site du principal camp de concentration de Tziganes pendant la guerre, situé à Léty, en République Tchèque. Ce lieu historique est actuellement une ferme dont les occupants sont prêts à être relogés si des solutions sont proposées. 

Une rencontre est également prévue en septembre entre le CRIF et l'UFAT (Union Française des Associations Tziganes) afin de développer des actions communes de mémoire.

Une gerbe est déposée chaque année par le Président de l'UFAT, lors de la Commémoration nationale de la Rafle du Vel d'Hiv.

 

CRIF
Source : http://www.crif.org/fr/actualites/le-crif-sassocie-%C3%A0-la-journ%C3%A9e-internationale-de-comm%C3%A9moration-de-lextermination-des-tziganes/52055

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18/06/2014

Bruxelles et la déportation des Juifs

 

Bruxelles et la déportation des Juifs

 

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21/05/2014

Les petits héros du ghetto de Varsovie

Les petits héros du ghetto de Varsovie

 

Vendredi 23 mai à 23h15 sur France 3

Un film de Chochana Boukhobza

Une production Paris-Barcelone Films avec la participation de

France 3 et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

Alors que Varsovie est occupée par les allemands, une petite bande d’enfants juifs issus du Ghetto, âgés de 5 à 16 ans, va survivre en vendant des cigarettes, de la vodka et des journaux dans la partie aryenne de la ville, alors que leurs parents ont été assassinés par les nazis qui occupent la Pologne.

 

Derrière les murs du Ghetto, 460 000 juifs dont 100 000 enfants ont été enfermés par les nazis entre 1940 et 1943. En avril 1943 le ghetto se soulève et résiste. Un mois plus tard, il est liquidé et les derniers combattants sont déportés.

Pour survivre, les enfants s’inventent un nom polonais et vendent des cigarettes, de la vodka, des journaux sur la place principale de Varsovie, qui jouxte le quartier des forces allemandes.

Ils dorment dans des cimetières, des caves, des jardins et chez des vieilles femmes polonaises. Ils se soutiennent pendant plus de 18 mois, jusqu’à l’insurrection de Varsovie, en août 44.

Leur bravoure au combat est si exceptionnelle qu’ils seront célébrés par les journaux de la résistance, et recevront des décorations. Précipités du temps de l’enfance dans le temps de guerre, ils auront tout vécu, et auront trouvé la force d’exister.

Ils ne se sont jamais perdus de vue. Sur ces dix-huit enfants, cinq sont encore en vie aujourd’hui, dispersés de par le monde, ayant pour la plupart gardé secrète l’histoire de leur incroyable survie, qu’ils livrent dans ce film pour la première fois.

Une histoire méconnue, portée par des enfants et leur désir de liberté, de vie et de solidarité.

Vous pouvez retrouver le film sur Twitter : https://twitter.com/lespetitsheros

CRIF
Source : http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/les-petits-h%C3%A9ros-du-ghetto-de-varsovie/50763

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19/05/2014

Alfred Dreyfus

Alfred Dreyfus

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Polytechnicien, issu d’une famille riche industriels alsaciens d’origine juive, Alfred Dreyfus choisit la carrière militaire et voue sa vie à sa patrie.
Son ascension s’annonce brillante. U matin d’octobre 1894 pourtant, son existence bascule : accusé du crime de haute trahison, Dreyfus est condamné à la déportation perpétuelle.
Ses porches convaincus qu’il est victime d’une effroyable erreur judiciaire, se débattent pendant de longues années avant d’obtenir sa réhabilitation.
Largement relayée par la presse. «L’affaire» déchaîne la haine antisémite et déchires durablement la France de la IIIè République.

Figures de l'histoire de Sébastien Falletti

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01/04/2014

"Ma mère m'a giflé pour me forcer à m'enfuir"

Ma mère m'a gifler pour me forcer à m'enfuir"

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Rescapée d'Auschwitz

Rescapée d'Auschwitz

 

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04/02/2014

L’antisémitisme à l’aube du XX°siècle Le pogrom de Kishinev

L’antisémitisme à l’aube du XX°siècle Le pogrom de Kishinev
La ville de Kishinev (nom russe de Chisinau), compte au début du XX°siècle 70 synagogues et 16 écoles juives, fréquentées par plus de 2 000 étudiants.
La vague de violence antisémite qui s’y déchaîne au printemps 1903 cause des dégâts considérables. Le pogrom de Kishinev préfigure, à bien des égards, le processus tragique de la Shoah.

Les prémisses du pogrom
Pourquoi les chrétiens de la ville s’en prennent-ils à leurs concitoyens juifs avec cette barbarie ? Il n’existe pas de réponse simple, mais un faisceau d’explications possibles. Confrontées à la montée des contestations politiques, les autorités impériales auraient tenté de détourner la vindicte populaire vers les juifs qui jouent, à Kishinev, un rôle majeur dans l’industrialisation de la ville. La presse et les autorités locales ont donc alimenté et instrumentalisé l’antisémitisme ambiant durant les mois précédant le pogrom. Leur implication s’est confirmée pendant les massacres.

Les événéments de la Pâque chrétienne de 1903
C’est le meurtre d’un jeune chrétien, Michael Ribalenko, qui met le feu aux poudres. Deux journaux antisémites accusent les juifs de l’avoir sacrifié pour un "meurtre rituel". L’un d’eux va jusqu’à prétendre que le sang de la victime a servi à confectionner du pain azyme. Une partie de la population s’en prend aux juifs de la ville. Le pogrom fait rage pendant trois jours, grâce à la complicité des autorités locales : le gouverneur a en effet donné l’ordre à la police de ne pas intervenir.

Les conséquences du pogrom
Plusieurs gouvernements s’indignent officiellement. La presse dénonce l’attitude de la police impériale puis celle de la justice, soupçonnée de vouloir étouffer l’enquête sur les auteurs du pogrom. Cette pression internationale aboutit à l’éviction de plusieurs responsables locaux.

Pour autant, la situation des juifs à Kishinev reste très difficile. Ainsi, les événements révolutionnaires de 1905 servent de prétexte au déclenchement d’un second pogrom à Kishinev. Malgré les groupes d’autodéfense constitués par les juifs, 19 d’entre eux périssent lors des attaques des 19 et 20 octobre.
Quand les nazis envahissent la Moldavie, 65 000 juifs résident encore à Kishinev. Les troupes hitlériennes, assistées par des enrôlés moldaves, ne laissent derrière eux que quelques milliers de survivants – appelés à subir de nouvelles persécutions sous le régime soviétique après 1945.

Pourtant, la communauté juive de Kishinev vit aujourd’hui une véritable renaissance, impulsée en particulier par des immigrants israéliens qui veulent renouer avec le patrimoine de leurs ancêtres.

Source : www.Kishinev.org ; The New York Times, section “Archives”

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20/01/2014

Le musée d'Auschwitz enseignera l'Holocauste en arabe et farsi

Le musée d'Auschwitz enseignera l'Holocauste en arabe et farsi

  © afp.

Le musée d'Auschwitz a annoncé lundi le lancement de l'enseignement en ligne sur l'Holocauste en arabe et en farsi pour toucher un public qui ignore largement voire nie cette page tragique de la Seconde guerre mondiale.

 

"Nous voulons nous adresser aux groupes de personnes qui ont souvent une faible connaissance de ce sujet ou qui prônent même des opinions négationnistes", a déclaré à l'AFP Pawel Sawicki, un porte-parole du musée. "Les visiteurs originaires des pays arabes sont les moins nombreux à visiter le site" de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau, installé par l'Allemagne nazie dans le sud de la Pologne occupée, devenu le symbole de l'Holocauste, a-t-il ajouté.

Selon lui, un enseignement via internet permettra de combler ces lacunes. Depuis 2010, l'enseignement en ligne se fait en polonais et en anglais. Lundi, outre l'arabe et le farsi, le musée a lancé aussi le même service en espagnol et en portugais. Les Espagnols sont parmi les plus nombreux à visiter le musée, mais les hispanophones d'Amérique latine ont des difficultés à se rendre en Pologne, en raison de la distance.

La formation, accessible sur le site du musée, est divisée en deux parties. La première présente l'histoire du camp, sa création, son fonctionnement et les conditions de vie des prisonniers. La seconde porte sur l'extermination des juifs à Auschwitz-Birkenau.

De 1940 à 1945 un million de Juifs européens ont été tués dans ce camp, ainsi que 70.000 à 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, selon les données du musée du camp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1531/Culture/article/detail/1777805/2014/01/20/Le-musee-d-Auschwitz-enseignera-l-Holocauste-en-arabe-et-farsi.dhtml

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17/01/2014

La femme de l'officier nazi

La femme de l'officier nazi

 

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Par Edith Hahn Beer avec Susan Dworkin


Chronique vraie de la vie quotidienne dans l’Autriche nazie, récit intime du combat d’une femme contre la mort programmée, méditation bouleversante sur les tragiques déchirements de l’identité, voici un chapitre, aussi inédit qu’indispensable, de l’histoire de la Shoah.

Vienne ouvre les bras à Hitler et sombre très vite dans la terreur antisémite. Arrestation par la gestapo, confinement dans le ghetto, étoile jaune sur le manteau, envoi dans un camp de travail : La jeune Edith Hahn devra traverser seule toutes ces épreuves. Alors que sa mère est déportée et que son fiancé l’a abandonnée, elle choisit de fuir et de gagner Munich sous une fausse identité. Là, elle rencontre Werner Vetter, un nazi qui, amoureux d’elle, l’épouse malgré l’aveu de sa condition juive.

Du filet tentaculaire des SS. à la réalité vécue de la clandestinité, de la délation ordinaire à l’aide des anonymes, de son impossible union à la naissance de sa fille dans un hôpital du Reich en 1944, Edith Hahn raconte, sans concession mais avec une extrême sensibilité, l’enfer de la guerre, la banalité du mal et le terrible dilemme de la survie.

Née à Vienne en 1914, divorcée de Werner Vetter en 1947, Edith Hahn Beer vit aujourd’hui en Israël. C’est à la demande de sa fille, Angela, qu’elle a écrit son autobiographie en compagnie de l’écrivain Susan Dworkin.

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28/11/2013

Caché des nazis, il revoit son sauveteur 70 ans après

 Caché des nazis, il revoit son sauveteur 70 ans après

  

Un juif, caché sous un réservoir à grain en Pologne alors qu'il était enfant pour échapper aux nazis, a revu mercredi le fils de ses sauveteurs, 70 ans plus tard.

 

   

Leon Gersten, âgé aujourd'hui de 79 ans et devenu Américain, accompagné de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, a serré avec émotion la main de Czeslaw Polziec, 81 ans, à son arrivée à l'aéroport JFK de New York. Les deux hommes s'étaient séparés en 1944, alors qu'ils étaient âgés d'une dizaine d'années, quand les Russes avaient libéré leur village de Frysztak. Leon Gersten avait alors émigré à New York.

"Pour moi et mes enfants, ce sont des héros", a déclaré M. Gersten, qui a pu se cacher avec sa mère, sa tante, son oncle et son cousin, de 1942 à 1944, dans la grange de l'humble ferme de la famille Polziec.

M. Polziec, qui a servi dans l'armée polonaise et survécu à l'occupation soviétique, a raconté que ses parents lui avaient dit de ne jamais parler de leurs invités. "Je suis très heureux, après avoir passé 69 ans en Pologne, de pouvoir revoir enfin mon ami", a-t-il déclaré. Les nazis avaient déjà pourchassé et tué beaucoup de juifs à Frysztak, y compris les grands-parents de M. Gersten en juillet 1942.

Ni jouets, ni livres
La mère de M. Gersten, Frieda, s'était échappée du ghetto en se faisant passer pour catholique. Marchande ambulante, elle avait frappé à toutes les portes de ses clients avant d'être accueillie finalement par Maria et Stanislaw Polziec, pourtant pauvres et parents de cinq enfants.

La famille Polziec leur avait construit un abri souterrain, recouvert d'un réservoir à grains pour échapper aux rafles. Elle leur donnait du pain chaque semaine et les enfants Polziec cueillaient des champignons dans la forêt pour leur faire de la soupe. Un jour les nazis sont venus dans la ferme et ont battu violemment Stanislaw Polziec, qui n'a cependant jamais révélé où se trouvaient les cinq juifs.

Il n'y avait rien dans le souterrain pour s'occuper. "Nous n'avions ni jouets, ni livres, rien pour nous occuper que regarder les araignées attraper les mouches", a raconté Leon Gersten. Ils passaient leur temps à s'enlever les poux de la tête, à rêver à un avenir meilleur et donnaient parfois un coup de main à leurs hôtes.

"Nous vivions dans l'espoir. En tant qu'enfant j'avais ce sentiment d'immortalité. L'idée qu'on puisse me tirer dessus et me tuer ne me venait pas à l'idée", a-t-il ajouté.

En 1998, Leon Gersten a pu rencontrer une des soeurs de Czeslaw venue travailler aux Etats-Unis, mais la communication était difficile car Gersten ne parlait plus polonais. Et après la mort de la mère de Gersten, les deux familles ont perdu le contact.

Leon Gersten va emmener maintenant Czeslaw Polziec visiter Long Island et New York pour célébrer la fête juive de Hanoucca et partager le traditionnel repas américain de Thanksgiving jeudi. Leur rencontre a été facilitée par la Jewish Foundation for the Righteous (Fondation juive pour les Justes), qui aide financièrement 650 sauveteurs européens de l'holocauste qui sont âgés ou dans le besoin.

Six millions de juifs ont été exterminés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus de la moitié d'entre eux étaient polonais. Parmi eux se trouvaient le père, la soeur et trois frères de Leon Gersten.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1748444/2013/11/28/Cache-des-nazis-il-revoit-son-sauveteur-70-ans-apres.dhtml

 

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28/10/2013

Anne Frank, les secrets d’une vie

Anne Frank, les secrets d’une vie par Carol Ann Lee.

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Buddy Elias, le seul parent direct d’Anne Frank encore vivant, dit de Carol Ann Lee que l’amour et le dévouement qu’elle porta à la cause d'Anne Frank lui réchauffèrent le coeur.
Crédit suffisant pour faire du présent ouvrage l’une des plus belles biographies de cette femme au destin unique, petite juive déportée, mondialement connue pour son journal, témoin de sa vie.

Mêlant témoignages et correspondances aux recherches historiques d’une rare exactitude sans jamais se départir d’une émotion troublante, cet ouvrage s’impose comme un travail précis et méticuleux sur la vie de cette adolescente devenue une figure mythique du XXè siècle.

Carol Ann Lee :
Carol Ann Lee, auteur britannique, a 28 ans lorsqu’elle publie cette biographie, l’un des travaux les plus importants à ses yeux, puisqu’en véritable passionnée d'Anne Frank, elle lui consacra plusieurs années de sa vie.
 

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02/10/2013

Elle s’appelait Sarah de Tatiana De Rosnay

Elle s’appelait Sarah de Tatiana De Rosnay

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Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002: Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vël d’Hiv.
Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.
Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans trente-sept pays.

Extrait du film

Autre extrait

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01/10/2013

Décès d'un des plus grands historiens de la Shoah

 

Décès d'un des plus grands historiens de la Shoah

 

© ap.

L'un des plus grands historiens de la Shoah, Israël Gutman, est décédé mardi à Jérusalem à l'âge de 90 ans a annoncé le mémorial Yad Vachem.

 

Le Professeur Israël Gutman, né à Varsovie en 1923, avait participé à la révolte du ghetto de la capitale polonaise contre les nazis en 1943 avant d'être déporté vers les camps de la mort.

Après son immigration en Palestine mandataire en 1946, il entame des études d'histoire qui le mèneront au doctorat, consacré à la résistance juive dans le ghetto de Varsovie.

Témoin au procès d'Adolf Eichmann en 1961 à Jérusalem, il a été notamment directeur du Centre d'études international sur la Shoah à Yad Vachem, consacré au souvenir et à l'étude du génocide, conseiller du gouvernement polonais pour la mémoire de cette période et membre de la direction du Musée de la Shoah de Washington.

Auteur d'une encyclopédie de la Shoah, Israël Gutman a marqué l'historiographie de cette période.

"Reconnu internationalement comme chercheur de premier plan, le Pr Gutman avait contribué à la connaissance dans le monde des horreurs de la Shoah en tant que témoin, enseignant et historien", a souligné le directeur de Yad Vachem, Avner Shalev.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1531/Culture/article/detail/1714912/2013/10/01/Deces-d-un-des-plus-grands-historiens-de-la-Shoah.dhtml

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20/08/2013

Dachau: Merkel exprime sa "tristesse profonde" et sa "honte"

Dachau: Merkel exprime sa "tristesse profonde" et sa "honte"

© ap.

La chancelière Angela Merkel a exprimé mardi sa "tristesse" et sa "honte" "profondes" au camp de concentration de Dachau où elle a fait une visite historique mais controversée, à près d'un mois des élections législatives.

"Le souvenir des destins (fracassés des détenus) me remplit d'une tristesse et d'une honte profondes", a souligné la chancelière allemande au cours d'une brève allocution pendant sa visite, la première d'un chef de gouvernement allemand dans ce camp proche de Munich (sud).

"Chaque détenu du camp de Dachau ou d'autres camps de concentration avait évidemment une histoire personnelle qui a été interrompue ou même anéantie", a souligné Angela Merkel, qui a également déposé une gerbe de fleurs avant de s'entretenir avec des survivants au cours de cette visite d'une heure.

Le camp de Dachau, où figure à l'entrée la sinistre devise des nazis "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre"), incarne "un chapitre effroyable et sans précédent de notre histoire", selon elle.

"En même temps, cet endroit est un avertissement insistant : comment a-t-on pu en arriver en Allemagne à ce qu'on retire le droit de vivre à des gens en raison de leur origine, de leur religion (...) de leur orientation sexuelle ?" a interrogé la chancelière, qui prononçait ce discours sur la place d'appel du camp où périrent plus de 43.000 personnes, selon les responsables du Mémorial.

La dirigeante, en tailleur anthracite, le visage fermé et la voix empreinte d'émotion, a également rappelé qu'une "immense majorité des Allemands" avait fermé les yeux ou n'avait rien fait contre la déportation des Juifs ou des opposants politiques.

Cette visite, accompagnée de survivants, "est un pont de l'Histoire vers le présent et vers l'avenir que nous voulons continuer de bâtir", a-t-elle conclu.

Ce déplacement de la chancelière, en pleine campagne électorale pour les législatives du 22 septembre, devait se poursuivre par un meeting électoral sous une "tente à bières" dans cette localité, ce qui a suscité des critiques.

Les Verts allemands et certains médias avaient ainsi jugé maladroite la concomitance de ces deux événements dans une même journée.

Le camp de Dachau avait ouvert en mars 1933, peu après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, pour des prisonniers politiques. Ce fut le premier des camps nazis, et il a servi de modèle.

Plus de 200.000 opposants politiques, homosexuels, Juifs, handicapés, Tziganes ou prisonniers de guerre y furent internés, dont l'ancien Premier ministre français Léon Blum, qui était juif. Plus de 41.000 d'entre eux y furent tués, ou moururent d'épuisement, de faim ou de maladie avant que le camp ne soit libéré par les Américains en avril 1945.

Aujourd'hui il accueille quelque 800.000 visiteurs par an.

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13/08/2013

Résistants juifs. Témoignages. 1940-1945, de Georges Brandstatter

Résistants juifs. Témoignages. 1940-1945, de Georges Brandstatter

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Un aspect peu connu de la Shoah, celui de l'engagement de juifs de toutes tendances politiques ou philosophiques, dans le combat pour leur survie : ils se sont retrouvés dans les différents réseaux de Résistance et de Maquis, engagés dans les Armées Alliées, en URSS, en Pologne et en Afrique du Nord et ils ont ainsi participé au combat contre le nazisme, et à celui pour la création de l'Etat d'Israël. En effet ils furent nombreux, avec des survivants de la Shoah, à se porter volontaires pour défendre le jeune Etat menacé dans son existence.

Résistants juifs. Témoignages. 1940-1945, de Georges Brandstatter
Il s'agit d'une biographie de plus de 116 témoignages, de jeunes, qui ont vécu souvent dans un milieu antisémite, hostile, mais qui ont souvent été secourus par l'attitude courageuse et exemplaire de braves gens, de chrétiens et de protestants qui ont pris des risques immenses pour venir en aide aux juifs pourchassés, et en particulier, pour sauver des enfants juifs.
- See more at: http://www.upjf.org/fr/5636.html#sthash.NtuJAIap.dpuf

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02/08/2013

Camp de contrationnaire de travaix forcés de Mittelbau-Dora

Camp de contrationnaire de travaix forcés de Mittelbau-Dora

Mittelbau-Dora.
Ce camp a été crée le 28 juillet 1943.
60.000 personnes de presque tous les pays d’Europe mais surtout de l’Union-Soviétique, de Pologne et de France ont été déportés entre 1943 et 1945.
Mittelbau-Dora est un lieu du travail forcé concentrationnaire dont, 1 personne sur 3 décédera d’épuisement, de maladie et de faim.
Les hommes étaient enfermés jour et nuit dans ces tunnels et au bout de 2 ou 3 semaines la plupart mouraient à cause d'atroce conditions de travail.
Ce camp de concentration nazi était destiné à la fabrication de V2.
C’est le 11 avril 1945 que des unités de l’armée américaine libéreront le camp.

L'entrée du tunnel.

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28/07/2013

Les camps de concentration : images inédites

 

Les camps de concentration : images inédites

les camps de concentration images inédites 1/2 par Super_Resistence


les camps de concentration images inédites 2/2 par Super_Resistence

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17/07/2013

Petits-enfants de justes : Ambassadeurs de la mémoire.

Petits-enfants de justes : Ambassadeurs de la mémoire.

"Qui sauve une vie, sauve l'humanité"

Talmud

Témoignages poignants

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Rafle du Vel D’Hiv : "Nous étions plongés dans la Bestialité"

Rafle du Vel D’Hiv : "Nous étions plongés dans la Bestialité"

 

 
Le 16 juillet 1942, plus de 13 000 juifs sont arrêtés par la police française et enfermés dans le Vélodrome d’Hiver.

Annette Muller a vécu, à seulement 9 ans, l’enfer de la rafle. Elle revient avec nous sur cette expérience et sur le sort des milliers d’enfants qui ont connu l’horreur des camps du Loiret.

ARCHIVES : Interview publiée en mars 2010

Quel est votre souvenir du 16 juillet 1942 ?

Annette Muller : J’ai entendu des coups contre la porte de la maison. Je revois ma mère, pour qui j’avais une profonde admiration, aux genoux des inspecteurs qui la repoussaient du pied. Elle les suppliait. Ce souvenir m’a hantée pendant des années.

Quel a été votre quotidien au Vel’ d’Hiv ?

A. M. : Les haut-parleurs scandaient des noms. Les gens avaient le cou tendu, espérant une délivrance. Nous avons très vite manqué d’eau et pataugions dans les excréments. Nous nous battions pour une simple madeleine et une sardine à la tomate. La lumière ne s’éteignait jamais. Puis je suis tombée malade. Avec mon petit frère, Michel, et ma mère, Rachel, nous sommes descendus sur le terre-plein, où se trouvaient les infirmières. J’ai croisé un homme que je connaissais, blotti dans une couverture écossaise. Je l’ai vu nu, blanc, les yeux révulsés : il était en train de mourir. A cet instant, mon enfance a basculé. J’ai perdu confiance en les adultes. J’ai pris conscience qu’ils ne pourraient plus jamais nous protéger.

Quelle image gardez-vous de ces cinq jours ?

A. M. : Celle d’une jeune femme assise dans les gradins qui tenait un enfant dans ses bras. Elle avait sympathisé avec ma mère. Elle nous a présenté son fils, Henri. Il avait 2 ans. L’image de cette femme embrassant ce garçon aux joues roses, au milieu des cris et des hurlements, m’a bouleversée. Henri est mort le 27 juillet 1942.


Vidéo : Bande-annonce de "Mr Klein" avec Alain Delon, sur la rafle du Vel’ d’Hiv :

Vous avez ensuite été parqués dans un centre du Loiret.

A. M. : Le camp de Beaune-la-Rolande était entouré de fils barbelés et de miradors. Nous nous précipitions autour du point d’eau. De simples trous servaient de latrines. Les adultes se soulageaient à la vue de tous. Il n’y avait plus aucune pudeur, nous étions plongés dans la bestialité. Les surveillants nous ont rassemblés à coup de crosses de revolver, de fusil et de jets d’eau. Ils essayaient d’arracher les vêtements des mères pendant que nous, enfants, nous nous accrochions. Les femmes avaient préféré jeter leurs bijoux dans les excréments plutôt que de les donner ou de les garder pour améliorer leur sort. Elles n’avaient donc plus aucun espoir concernant l’endroit où elles allaient. Les gardes les ont traînées par les cheveux. Je me souviens encore du regard rassurant de ma mère qui se tenait face à nous. C’est le dernier souvenir que j’ai d’elle.

Qu’avez-vous fait ensuite ?

A. M. : Je suis restée sur ma paillasse. Quand nous sortions prendre l’air, nous arrachions de l’herbe pour la manger. Les policiers étaient sévères. Je revois encore mon frère, Michel, coincé entre les cuisses d’un policier, lequel lui rasait la tête. « Comme ça, tu ressembleras au dernier des Mohicans », lui disait-il. II avait pourtant de beaux cheveux blonds que ma mère aimait coiffer. Vers la fin du mois d’août 1942, nous avons rassemblé nos affaires et avons quitté le camp.

Où êtes-vous allée ?

A. M. : A Drancy. Nous dormions à même le sol et n’avions pas le droit de sortir. Lors de notre départ vers l’asile Lamarck, nous avons pensé que nous rentrions à la maison, chez nos parents. J’ai soudain aperçu les deux policiers qui pleuraient en nous écoutant. J’ai compris que je ne reverrai pas ma famille. Puis Clotilde, une religieuse des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, nous a cachés dans un orphelinat à Neuilly-sur-Seine. Mes deux frères aînés sont venus plus tard nous retrouver.

Vidéo : Bande-annonce de « La Rafle » avec Gad Elmaleh :

Comment se sont déroulées les retrouvailles avec votre père, Manek, qui a échappé aux camps de la mort ?

A. M. : Quand nous nous sommes retrouvés à la Libération, mes frères et moi étions incapables de prononcer le mot « papa ». Nous avions perdu l’habitude, nous l’avons donc vouvoyé. Plus tard, j’ai réussi à le dire après la naissance de mes enfants.

Vous sentez-vous coupable d’avoir survécu ?

A. M. : Je me suis toujours sentie coupable par rapport à ma mère. Internée à Auschwitz, elle a certainement dû voir arriver les enfants du Vel’ d’Hiv’ et a sans doute cru que nous étions parmi eux. Nous n’en avons jamais parlé avec mes frères. A la maison, nous n’abordions que la question de la Résistance. Mon mari, ancien FTP (franc-tireur et partisan), m’a en revanche beaucoup aidée et encouragée à parler de ce que j’avais vécu.

Pourquoi avoir écrit votre histoire* ?

A. M. : Ecrire était un moyen de me faire entendre. Comme un poilu de 14-18. Je ne cesse de témoigner. Il faut s’accepter les uns les autres quelles que soient nos différences. L’histoire a prouvé que le racisme pouvait conduire à la mort.

* "La Petite fille du Vel’ d’Hiv’", Annette Muller, éd. Cercil, 2009.

Auteur Direct Matin
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19:59 Écrit par consolez, consolez mon peuple dans Rafle du Vélodrôme d'hiver, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |